INFO EUROPE 1 - Claude Guéant passera Noël et le Nouvel An en prison

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Claude Guéant ne pourra pas sortir de prison avant le 19 janvier 2022. © Eric Feferberg / AFP
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, avec AFP , modifié à
L'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant passera les fêtes de Noël et le Nouvel An en prison alors qu'il a pourtant réglé l'intégralité de ce qu'il avait été condamné à payer dans l'affaire des primes de cabinet, datant de 2017. Le juge a refusé d'étudier sa demande de remise en liberté avant le 19 janvier prochain.
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Mauvaise nouvelle pour l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant. L'homme politique passera les fêtes de Noël et le Nouvel An en prison alors qu'il a pourtant réglé l'intégralité de ce qu'il avait été condamné à payer dans l'affaire des primes de cabinet, datant de 2017. Le juge a refusé d'étudier sa demande de remise en liberté avant le 19 janvier prochain. Cela sous-entend que Claude Guéant ne sortira pas de la prison de la Santé à Paris, où il est incarcéré depuis lundi dernier, avant le 19 janvier. Sa demande de remise en liberté sera donc réexaminée à cette date.

Une somme de 292.000 euros payée le 16 décembre

Claude Guéant, 76 ans, a payé le 16 décembre 292.000 euros pour solder la dette due au Trésor public à la suite d'une condamnation de 2017 dont la justice a estimé qu'il ne respectait pas les obligations. Il a aussitôt fait une demande d'aménagement de peine visant à sa libération et espérait que le juge de l'application des peines l'étudierait plus rapidement. "Je m'étonne d'un délai aussi long alors que tout a été réglé en trois jours", a déclaré à l'AFP son avocat Me Philippe Bouchez El-Ghozi. Claude Guéant "passera non seulement les fêtes en prison, mais aussi son anniversaire (...) il le vit très, très mal".

Dans le détail, "Claude Guéant a payé 133.315,95 euros pour placer sa dette à zéro", mais a aussi réglé celle d'"un des co-condamnés (qui) n'avait pas payé toute sa part et il s'agit d'une dette solidaire donc due à 100% par chaque condamné", avait-il expliqué dimanche. D'après lui, cela a été fait grâce à des prêts consentis par des proches. Claude Guéant est placé depuis une semaine en détention au centre pénitentiaire de Paris-La Santé en application de la condamnation de 2017, une première pour un ancien ministre de l'Intérieur.

Une peine devenue définitive deux ans plus tard

Dans l'affaire des primes en liquide du ministère de l'Intérieur, l'ancien bras droit de Nicolas Sarkozy avait été condamné le 23 janvier 2017 en appel à deux ans d'emprisonnement dont un an avec sursis probatoire et 75.000 euros d'amende. Il purgeait cette peine - devenue définitive deux ans plus tard après le rejet de son pourvoi en cassation - sous le régime de la liberté conditionnelle.

Début novembre cependant, la cour d'appel de Paris avait révoqué une partie de son sursis (3 mois) et de sa liberté conditionnelle (6 mois), estimant que Claude Guéant ne réalisait pas les versements nécessaires pour payer l'amende et les dommages et intérêts qu'il s'était vu infliger. C'est en exécution de ces décisions que M. Guéant a été placé sous écrou, pour neuf mois, avait précisé à l'AFP Me Bouchez El-Ghozi.