Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Immigration : «Une nouvelle approche diplomatique avec les pays concernés» est nécessaire, souligne Rayed Chaibi

Rayed Chaibi était l'invité de Christine Kelly ce mercredi. [Europe 1]

Invité de l'émission "Christine Kelly et vous" ce mercredi, Rayed Chaibi a réagi à la situation migratoire que subit la France, notamment pointée du doigt par Le Figaro. "Une nouvelle approche diplomatique avec les pays concernés" est nécessaire, a plaidé le président de l’Association pour la promotion de la coopération et de l’amitié entre la France et la Tunisie.

Une situation compliquée. Interrogé sur l'immigration après la publication de l'article du Figaro dénonçant les difficultés du gouvernement face à l'immigration, Rayed Chaibi, président de l’Association pour la promotion de la coopération et de l’amitié entre la France et la Tunisie, a souligné qu'"une nouvelle approche diplomatique avec les pays concernés" était nécessaire.

"La Tunisie est devenue aujourd'hui un pays de transit"

"Je suis absolument favorable à ce qu'il y ait un encadrement pour la migration régulière. (...) Mais en réalité, il faut prendre le sujet dans sa globalité. Et pour cela, nous devons avoir des accords cadres renouvelés et une nouvelle approche diplomatique avec les principaux pays concernés, je pense en cela bien sûr à l'Afrique du Nord", a expliqué Rayed Chaibi.

Le président de l’Association pour la promotion de la coopération et de l’amitié entre la France et la Tunisie a notamment évoqué l'accord de 2008 entre la Tunisie et la France, signé par Nicolas Sarkozy, président de la France, et Zine el-Abidine Ben Ali, président de la Tunisie.

"Il y a un accord-cadre qui date de 2008 et qui n'est plus au goût du jour. Il faut le mettre à jour. L'immigration de 2008 n'est plus l'immigration de 2025. Il prévoyait une facilitation de l'octroi des visas pour les métiers dits en tension, une lutte implacable contre la migration irrégulière et une enveloppe de 30 millions d'euros. Ce n'est plus adapté", a détaillé Rayed Chaibi.

Et d'ajouter : "Malheureusement, la Tunisie est devenue aujourd'hui un pays de transit. Chaque jour, des milliers de malheureux partent en mer et y perdent la vie. Sur le mois d'octobre 2025, 40 personnes ont péri en mer, dont de nombreux bébés. Depuis l'Algérie, puisque c'est le chemin le plus sain pour aller vers l'Espagne, il y a eu 1.000 morts en 2025."

"On a besoin de travailler avec l'Union européenne sur ce sujet-là, la France en particulier, avec les pays du Maghreb. (...) Il faut une approche multilatérale du problème", a conclut le président de l’Association pour la promotion de la coopération et de l’amitié entre la France et la Tunisie.