Invitée de l'émission "Objectif Élysée 2027", ce jeudi 15 octobre, sur Europe 1 et CNEWS, Marine Le Pen a renouvelé son soutien à Jordan Bardella, visé par des accusations d'antisémitisme qu’il conteste. La candidate du RN a également défendu son projet de référendum sur l’immigration et réclamé la démission de Richard Ferrand.
Marine Le Pen maintient la pression sur Richard Ferrand. Invitée jeudi soir de l'émission "Objectif Élysée 2027", sur Europe 1 et CNEWS, la candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle a réclamé une nouvelle fois la démission du président du Conseil constitutionnel. Elle est également revenue sur son projet politique et a réaffirmé son soutien à Jordan Bardella, mis en cause par Mediapart pour des écrits antisémites présumés datant de son adolescence.
Première mise au point de Marine Le Pen : Jordan Bardella reste son choix pour Matignon en cas de victoire à l'élection présidentielle. Le président du RN est ciblé par plusieurs articles de Mediapart, qui lui attribue des messages antisémites qu'il aurait écrits lorsqu'il avait 17 ans.
"Jordan Bardella est innocent"
Des accusations qu'il conteste. "Je n'ai absolument aucune raison de changer d'avis parce que Jordan Bardella est innocent", a affirmé Marine Le Pen au micro d'Europe 1 et de CNEWS. La candidate assure donc maintenir toute sa confiance au président de son parti. Interrogée également sur la perspective d'un second tour face à Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen a expliqué ne pas privilégier cette hypothèse, malgré des sondages qui lui sont favorables.
"Ce que je veux, c'est gagner avec des gens qui vont voter pour ce que je leur propose, pour le projet de renaissance de la France. Pas contre", a-t-elle expliqué. "Je préférerais gagner l'élection présidentielle face à un candidat du centre que face à Jean-Luc Mélenchon", a poursuivi la candidate du Rassemblement national.
Son projet de référendum sur l'immigration a aussi été largement évoqué. Marine Le Pen entend toujours soumettre certaines de ses propositions au vote des Français, malgré les réserves constitutionnelles formulées par Richard Ferrand. Le président du Conseil constitutionnel a rappelé que l'article 89 de la Constitution constituait la voie prévue pour une révision constitutionnelle, alors que Marine Le Pen souhaite recourir à l'article 11.
"Je pense qu'il devrait, dans ces conditions, partir"
Une prise de position que la candidate du RN juge contraire aux obligations de sa fonction. "Dans son serment, il y a une obligation qui le tient, qui est de ne pas prendre position publiquement sur un sujet qui a été ou qui pourrait être soumis à la décision du Conseil constitutionnel", a-t-elle dénoncé.
Interrogée sur sa demande de démission, Marine Le Pen a confirmé sa position. "Je pense qu'il devrait, dans ces conditions, partir", a-t-elle déclaré, estimant que Richard Ferrand avait enfreint les exigences de neutralité qui s'imposent à sa fonction.
Pour défendre son projet de référendum, la candidate a également invoqué le général de Gaulle et son utilisation du référendum sous la Ve République. Elle estime que ce précédent légitime le recours à une consultation populaire sur les questions qu'elle souhaite soumettre aux Français.