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Hausse des prix des carburants : «L'État n'est pas un profiteur de crise», assure Charles Rodwell

[Europe 1]

Le député Ensemble pour la République Charles Rodwell était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce lundi. Au micro de Romain Desarbres, il assure que "l'Etat n'est pas un profiteur de crise", face à la flambée des prix à la pompe. 

Des prix qui n'en finissent pas de grimper. Depuis le début de la guerre en Iran et le blocage du détroit d'Ormuz par où transite près de 20% du pétrole mondial, les prix à la pompe flambent. Si Total à fait le choix de bloquer les prix à 2euros maximum, ailleurs, le diesel s'affiche souvent à 2,25 euros le litre, tandis que le Sans-Plomb 95 se négocie autour de 2 euros. 

Une augmentation qui se traduit aussi par une augmentation des recettes fiscales pour l'État. Selon l'exécutif, près de 270 millions d'euros supplémentaires ont été récoltés suite à la hausse des carburants.

Une crise qui coûte aux Français et à l'État

Pour autant, invité ce lundi matin sur le plateau de La Grande interview Europe 1-CNews, le député Ensemble pour la République des Yvelines Charles Rodwell, assure que l'État ne profite pas de la crise. "l'État est largement perdant. Il a engrangé 270 millions, mais dans le même temps, il a mis sur la table près de 400 millions d'euros, pour les aides ciblés et le coût de sa dette. Il n'y a donc pas de profit de crise. Au contraire, cette crise coûte à l'État, et de manière bien plus importante, elle coûte aux Français", insiste-t-il face à Romain Desarbres.

"C'est la raison pour laquelle aussi, à long terme, le seul moyen de sortir de ce type de crise, c'est de réduire nos dépendances aux hydrocarubres", conclut-il.