Guillaume Peltier (LR) sur les retraites : "Emmanuel Macron c’est du vent, du vide et du néant"

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Guillaume Peltier, vice-président délégué des Républicains, a vivement critiqué la gestion de la réforme des retraites par Emmanuel Macron, mardi sur Europe 1.
INTERVIEW

"Monsieur Macron c’est du vent, du vide et du néant."  Guillaume Peltier, vice-président délégué des Républicains, n’a pas mâché ses mots contre le président de la République et contre sa gestion de la réforme des retraites, mardi soir sur Europe 1. "Emmanuel Macron est tout sauf un réformateur, c’est un président qui divise, qui fracture, qui fragmente la société française. Avec lui nous avons la double peine : des grèves, et pas de réforme des retraites", a critiqué le député.

"Une réforme technocratique et socialiste"

"C’est un gouvernement inspiré du technocratisme le plus financier, profondément injuste, enveloppé dans le socialisme le plus surannée. C’est une réforme technocratique parce qu’on n’y comprend rien, et socialiste parce que je rappelle que le nombre de régimes spéciaux va augmenter", a estimé Guillaume Peltier, faisant par exemple référence aux contreparties accordées à plusieurs corps de métier, comme les policiers, le personnel de l'Opéra de Paris ou encore le personnel navigant. "La seule réforme possible c’est celle qui dit la vérité aux Français, et qui rétablit un idéal de justice. Nous voulons une réforme des retraites, et pas la fausse réforme proposée par le gouvernement."

"Il faudra travailler plus longtemps"

"J’aimerais qu’on cesse cette mascarade. Ça fait des semaines qu’on raconte des carabistouilles aux Français sur une pseudo réforme des retraites, dont chacun a compris qu’elle ne verrait jamais le jour", a poursuivi Guillaume Peltier. "Ce qu’attendent les Français, c’est un gouvernement de vérité et de courage qui réforme en profondeur le système de retraite. Il y a 40 ans on partait à la retraite à 65 ans en France, avant l’arrivée de François Mitterrand (il a abaissé l’âge de départ de 65 à 60 ans en 1983, ndlr). Aujourd’hui on débat sur 62, 63, 64 ans. Pour sauver notre régime, il faudra travailler plus longtemps", a assuré le vice-président de LR.