Grand débat national : Un référendum le jour des élections européennes ? "Tout est sur la table", admet Emmanuelle Wargon

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La secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire a estimé au micro d'Audrey Crespo-Mara qu'un référendum pour clore le grand débat national le jour des élections européennes était une possibilité. 
INTERVIEW

Y a aura-t-il un référendum pour clore le "grand débat national" le 26 mai prochain, jour des élections européennes ? Au micro d'Audrey Crespo-Mara, Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et co-animatrice du débat, n'exclut pas cette possibilité : "Tout est sur la table".

"Le président veut se donner du temps". "Je confirme qu'on ne préempte aucune décision maintenant, que toutes les idées sont sur la table, y compris un référendum le jour des Européennes", admet Emmanuelle Wargon au micro d'Europe 1. Une idée qui court dans les couloirs du pouvoir depuis plusieurs semaines, mais qui divise au sein même de la majorité. "Le président veut se donner du temps avant de décider et tous ces débats organisés localement sont aussi un moment où il affine ses convictions", ajoute la secrétaire d'Etat. "Rien n'est exclut", ajoute-t-elle. 

Vers un pacte de décentralisation ? Mais si ce n'est un référendum, comment sortir du "grand débat", dont la matière pèse pour "16.000 cahiers en mairies, et 1,4 million de contributions sur le site" internet du grand débat (1 million de réponses aux questions dites rapides et 400.000 contributions aux questions plus ouvertes) ? "Le président a dit que l'on aurait des mesures très concrètes, mais aussi probablement des sujets sur lesquels il faudrait travailler plus longtemps", explique Emmanuelle Wargon.

"Les questions posées sont parfois très lourdes et sur lesquelles on constate des semi-échecs depuis 10, 20, 30, 40 ans. Ça ne se règle pas par une annonce". Pour autant, la secrétaire d'Etat affiche un certain optimisme : "On parle de décentralisation, de pacte rural. Et c'est un point très important : on a regardé la France comme un territoire homogène, comme si chaque territoire se valait, comme si le seul critère de différenciation était la composition de la famille et les revenus", estime-t-elle.

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"J'espère que l'on ne décevra pas". "Mais en fait, la même famille, avec les mêmes revenus, qui vit en centre-ville ou qui vit beaucoup plus loin, dans un village, n'a pas le même mode de vie, pas le même mode de logement, pas le même mode de transport", ajoute la co-animatrice du "grand débat national". "Donc on parle de différenciations, on parle services publics de proximité... tout ceci commence à se décanter".

Avant d'assurer : "Ça nous oblige à être à la hauteur, mais tout ne peut pas être traité par des annonces à la fin. Tout se traitera aussi par l'acte 2 du quinquennat, la capacité à remettre sur le métier des sujets compliqués, élargir le programme de gouvernement et j'espère bien que l'on ne décevra pas".

Europe 1
Par Ugo Pascolo