"Gilets jaunes" : les députés PS, LFI et PCF déposeront lundi une motion de censure

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"Nous allons chercher pendant les jours qui viennent à élargir le cadre de ceux qui pourront déposer avec nous", a expliqué jeudi le patron du PS Olivier Faure.

Les députés socialistes, Insoumis et communistes, insatisfaits des réponses apportés par l'exécutif à la crise des "gilets jaunes", déposeront lundi une motion de censure contre le gouvernement, a indiqué jeudi le patron du PS Olivier Faure devant la presse. "Nous allons chercher pendant les jours qui viennent à élargir le cadre de ceux qui pourront déposer avec nous" cette motion, au sein d'autres groupes politiques, a précisé Olivier Faure, aux côtés d'élus LFI et PCF.

Besoin d'une majorité. La motion devra être soumise au vote de l'Assemblée au moins 48 heures après son dépôt. Pour faire tomber le gouvernement, il lui faudrait réunir une majorité, ce qui paraît peu probable, ces groupes de gauche comptant 62 membres au total, sur 577 députés. 

Convaincre des députés LREM. "On a un gouvernement qui va droit dans le mur, c'est de notre responsabilité de mettre un stop à ça et de faire en sorte qu'on change de gouvernement et donc de politique", juge Ugo Bernalicis (LFI). Ce député du Nord veut convaincre des députés "notamment LREM" de joindre leurs signatures car selon lui "il y a des gens raisonnables" parmi eux, dont Sonia Krimi, qui a revêtu un gilet jaune "symboliquement" dans sa circonscription.

Pour "une solution démocratique". "Les mesures annoncées ne permettent pas de sortir de la crise et nous voulons une solution démocratique. Il faut une réponse à la colère sociale, à la revendication pour le pouvoir d'achat", a martelé Pierre Dharréville (PCF). "Ce qui nous rassemble, au-delà de ce qui peut nous diviser, c'est au moins une volonté commune que cette fiscalité soit plus juste", a ajouté Olivier Faure, député de Seine-et-Marne, qui prévoit d'ici lundi de travailler au texte commun de la motion en fonction d'éventuels ralliements.

Le groupe socialiste a attendu la déclaration d'Edouard Philippe devant l'Assemblée pour décider d'apporter ses voix au projet de motion. L'Assemblée a approuvé mercredi par 358 voix contre 194 les mesures annoncées par le chef du gouvernement, à l'issue d'un débat de près de cinq heures.