"Gilets jaunes" : "On s'est parfois un peu perdu", reconnaît le secrétaire d'État Gabriel Attal

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Le secrétaire d'État à l'Éducation nationale Gabriel Attal a confirmé sur Europe 1 lundi un "changement de méthode" du gouvernement, qui doit "permettre aux Français de s'exprimer sur les politiques publiques".

INTERVIEW

L'heure est au mea culpa dans les rangs de l'exécutif. Alors que le Premier ministre Édouard Philippe a fait le sien dimanche, en affirmant que l’exécutif n’avait "pas assez écouté les Français" avant la crise des "gilets jaunes", le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal, embraye. Sur Europe 1, il reconnait que le gouvernement avait jusque-là peu associé les partenaires sociaux et les Français sur les politiques publiques. "On s’est rendu compte qu’on ne l’avait pas suffisamment fait depuis un an et demi", a-t-il concédé au micro de Sonia Mabrouk lundi.

"On s'est parfois un peu perdu" dans une approche technique. Gabriel Attal est revenu sur la polémique déclenchée lundi par Gilles Le Gendre, chef de file des députés LREM, qui a déclaré sur Public Sénat que la majorité avait "probablement été trop intelligente, trop subtile" sur la question du pouvoir d’achat. "Gilles Le Gendre a immédiatement précisé et corrigé ses propos. Il voulait dire que, parfois, il y a une approche trop technique des sujets (…) et qu’on s’était parfois un peu perdu là-dedans", a traduit le secrétaire d’État, reconnaissant malgré tout que "tout le monde peut se retrouver autour de ça".

>> De 17h à 20h, c’est le grand journal du soir avec Matthieu Belliard sur Europe 1. Retrouvez le replay ici

"Changement de méthode" du gouvernement. Gabriel Attal a par la même occasion confirmé un "changement de méthode" du gouvernement, dans le sillage de la crise des "gilets jaunes" : "Oui, il y a un changement de méthode, pour associer davantage les partenaires sociaux, les corps intermédiaires, et pour permettre aux Français de s’exprimer sur les politiques publiques", a-t-il assuré, allant jusqu’à parler d’un "tournant".