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Franck Allisio appelle à «établir un rapport de force» avec la «dictature algérienne» sur l’immigration

Franck Allisio a jugé que la relation entre Paris et Alger était aujourd’hui "scandaleuse". [Europe 1]

Invité de "La Grande Interview" sur Europe 1 et CNews ce lundi matin, Franck Allisio a appelé la France à durcir le ton face à Alger. Opposé à une reprise massive de la délivrance des visas, le député estime qu’un "rapport de force doit être engagé avec la dictature algérienne" sur les questions migratoires.

Franck Allisio, député Rassemblement national des Bouches-du-Rhône, a défendu une ligne de fermeté dans les relations entre la France et l’Algérie lors de son passage dans La Grande Interview sur Europe 1 et CNews, ce lundi matin. Interrogé sur la reprise possible de la délivrance de visas aux ressortissants algériens, le député a estimé qu’une telle mesure n’était "surtout pas souhaitable" et a appelé à un changement de politique.

La question lui a été posée par Pierre de Vilno après les déclarations de l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, qui souhaite relancer la délivrance de visas et évoque un objectif de 250.000 visas par an. "Il faut établir un rapport de force avec la dictature algérienne", a-t-il réagi, estimant que la France devait conditionner sa politique de visas à l’exécution des OQTF.

"Il faut une véritable alternance"

Selon l’élu, la situation actuelle ne pourra évoluer qu’avec un changement politique en Algérie. "Si on ne change pas ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui, tout continuera comme avant", a-t-il déclaré, appelant à "une véritable alternance" pour modifier la politique migratoire.

Franck Allisio a également défendu l’idée d’un "moratoire sur l’immigration", mais sur une durée beaucoup plus longue que celle proposée par certains responsables politiques. "Ce n’est pas pour trois ans qu’il faut un moratoire, c’est pour une génération", a-t-il expliqué, évoquant une période de 30 ans nécessaire selon lui pour permettre une nouvelle politique d’assimilation.

L’élu a justifié sa position en affirmant que le niveau actuel d’immigration rendrait plus difficile l’intégration. Il a notamment évoqué le chiffre de 500.000 étrangers entrant légalement chaque année sur le territoire français, estimant que la France ne disposerait plus des capacités suffisantes pour mener une politique d’assimilation efficace.

"Avec l’immigration de masse, vous ne pouvez plus ni intégrer, ni assimiler", a-t-il déclaré, appelant à consacrer davantage de moyens à l’assimilation des personnes déjà présentes en France.

Interrogé sur une estimation de Sarah Knafo évoquant un coût de 9 milliards d’euros lié à l’immigration algérienne, Franck Allisio a estimé que cette somme pourrait être utilisée différemment. "Cet argent devrait être rendu aux Français via des baisses d’impôts", a-t-il affirmé, dénonçant le fait, selon lui, de "financer un régime qui (n)vous crache dessus".

Pour conclure, Franck Allisio a jugé que la relation entre Paris et Alger était aujourd’hui "scandaleuse" et a appelé à une nouvelle approche diplomatique.