Charles Sapin ne fera finalement pas son retour à l’antenne de France Inter. Après la suppression de son édito du dimanche matin, le journaliste a décliné la proposition de la direction de participer à un débat. Une décision qui suscite des réactions politiques, notamment à droite et au Rassemblement national.
Charles Sapin renonce à intervenir sur France Inter après la suppression de son édito du dimanche matin par la direction de la radio publique. Sous la pression des syndicats, celle-ci lui avait proposé un débat en lieu et place de son édito.
Mais, dans un long message publié sur X, le journaliste a donc décidé de décliner la proposition. Il n’interviendra donc plus sur l’antenne de France Inter. L’affaire est devenue politique, avec des réactions de l’ensemble de l’échiquier politique.
Censure préventive
À droite, des Républicains au Rassemblement national, plusieurs responsables politiques ont apporté leur soutien à Charles Sapin, qui qualifie lui-même cette décision de censure préventive. "Inutile d’attendre qu’un chroniqueur dise quelque chose de répréhensible ; il suffit d’imaginer ce qu’il pourrait penser, de s’en indigner, puis de faire grève contre ce qu’il n’a jamais prononcé", écrit le directeur adjoint de Valeurs Actuelles sur X.
La direction de France Inter vient de m’annoncer la suppression de mon édito hebdomadaire sur ses antennes.
Je me suis astreint jusque-là au silence.
Mais cette décision appelle désormais quelques mots... https://t.co/K1YihPJNvB— Charles Sapin (@csapin) September 19, 2026
Un message salué par Bruno Retailleau : "Tout ce petit théâtre antifasciste pourrait presque être risible s’il n’était pas financé par les impôts des Français", tacle le président des Républicains.
"Ça pose un véritable problème"
Soutien également du président du RN, Jordan Bardella. "Cela dit que le pluralisme n’existe plus et qu’en réalité, la Maison de la Radio a été privatisée par la gauche qui déteste la démocratie et qui n’aime pas le pluralisme. Elle considère qu’à partir du moment où vous êtes en désaccord avec elle, il ne peut pas y avoir d’opinion plurielle sur le service public. Ça pose un véritable problème", déplore-t-il.
Chez LFI, Antoine Léaument salue au contraire une "victoire des salariés antifascistes". La direction de France Inter, elle, dit prendre acte de la décision de Charles Sapin et indique que la station continuera d’être un lieu de dialogue reflétant la diversité des sensibilités.