Après plusieurs jours de débats, les sénateurs ont finalement rejeté la loi sur l'aide à mourir. Conséquence direct, le texte revient dans sa forme initiale à l'Assemblée nationale et les débats risquent d'être encore mouvementés.
Après une semaine de débats souvent chaotiques, le Sénat rejette finalement la loi sur l'aide à mourir. Conséquence, retour à la case départ pour le projet de loi de fin de vie. Le volet du texte portant sur l'euthanasie et le suicide assisté, qui avait été vidé de sa substance, a été rejeté à 181 voix contre 122.
Un soulagement pour les partisans d'un droit à l'euthanasie et au suicide assisté, qui attendent beaucoup de cette nouvelle lecture à l'Assemblée nationale qui commencera dès lundi en commission.
"Je m'interroge quand même sur l'opportunité de vouloir aller si vite"
"On revient en deuxième lecture pour approfondir le débat. Certains vont vouloir élargir, certains vont vouloir restreindre. Il y a beaucoup de députés sceptiques, pas radicalement pour ou radicalement contre, qui pourraient, en fonction des débats, basculer et je l'espère s'y opposer", analyse au micro d'Europe 1 Christophe Bentz, porte-parole du RN sur le sujet.
Élue Les Républicains du Jura, Justine Gruet regrette quant à elle un calendrier trop rapide. "Je m'interroge quand même sur l'opportunité de vouloir aller si vite. Ce n'est pas forcément l'urgence de notre pays quand on voit notamment l'état de notre système de santé", estime-t-elle.
Toujours est-il qu'après ce second passage à l'Assemblée, le texte reviendra une dernière fois au Sénat qui pourrait à nouveau tenter de modifier en profondeur la copie adoptée par les députés. Pour rappel, à la fin, c'est le gouvernement qui tranche, soit en donnant le dernier mot à l'Assemblée, soit par un référendum qui serait décidé par Emmanuel Macron.