Le candidat de LR à l'Elysée Bruno Retailleau a appelé ce mercredi les membres du Conseil constitutionnel à "se déporter" s'ils ont "pris fait et cause" pour la loi "fin de vie" dans le passé, tout en évoquant un référendum pour consulter les Français sur le sujet s'il était élu l'an prochain.
Après l'adoption de la loi sur le droit à "l'aide à mourir", Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé qu'il saisirait le Conseil constitutionnel, pour tenir compte des oppositions qui persistent, surtout à droite. Le président LR du Sénat Gérard Larcher va aussi saisir les Sages.
"Je demande à ceux qui sont au Conseil constitutionnel, à certains juges qui, par le passé, ont déposé des propositions de loi pour justement favoriser l'aide à mourir (...) de se déporter", a déclaré sur BFMTV Bruno Retailleau, le patron des Républicains.
"On ne peut pas être juge et partie"
Bruno Retailleau a cité nommément les cas de Jacques Mézard et de Laurence Vichniewski qui avaient "participé aux travaux qui ont été le préalable de la loi" déposée par l'ex-député Olivier Falorni et qui a été approuvée définitivement par le Parlement.
"On ne peut pas être juge et partie", a ajouté le sénateur vendéen qui s'est battu contre l'adoption de la loi et qui estime que "celles et ceux qui, dans leur passé, ont pris fait et cause sur la fin de vie, et notamment pour l'euthanasie et le suicide assisté" doivent se retirer des délibérations.
S'il était élu président de la République l'an prochain, Bruno Retailleau s'est engagé "à faire un bilan au bout d'un an" et a évoqué la possibilité de consulter les Français. "En fonction je verrai si je ne demande pas aux Français de trancher par eux-mêmes par référendum", a-t-il assuré.