Nicolas Dupont-Aignan estime que le malaise lycéen provient de la destruction du baccalauréat et de l'opacité de Parcoursup. Invité du Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos, le président de Debout la France, milite donc pour sa suppression et le rétablissement d'une épreuve "impartiale, anonyme et égalitaire".
Comment expliquer le malaise des lycéens ? À l'aube de la troisième semaine de la mobilisation lycéenne, c’est la question que pose Nicolas Dupont-Aignan dans Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos. Pour le président de Debout la France, et candidat à la présidentielle, "ça fait 20 ans qu'on a laissé s'effondrer le système éducatif".
La destruction du bac, "clé de voûte" de l'effondrement du système éducatif
Un effondrement dont la "clé de voûte" est "la destruction du baccalauréat comme épreuve impartiale, égalitaire, anonyme, nationale" et qui débouche sur la création de Parcoursup. "Comme le bac a été quasiment supprimé, vous avez un contrôle continu qui commence en première, il y a une pression sur les professeurs, une angoisse des élèves qui se disent dès la première copie de première, si j'ai pas une bonne note, elle va rentrer dans l'algorithme [Parcoursup]. Et donc, mon destin, ma vie va être bouleversée."
Dès lors, "les professeurs ont une pression énorme pour augmenter les notes", pointe encore le maire de Yerres qui insiste également sur la différence de sévérité dans la notation entre les lycées.
C'est pourquoi, non seulement Nicolas Dupont-Aignan veut rétablir une épreuve du baccalauréat "anonyme et égalitaire", mais il souhaite également la suppression de Parcoursup.