Il devait succéder au char Leclerc français et au Léopard 2 allemand. Le projet MGCS, du nom de ce nouveau char de combat, semble avoir pris du plomb dans l'aile, de l'aveu même du chef d'état-major français qui a annoncé aux députés que les Allemands s'étaient retirés. On continue, rétorquent de concert Catherine Vautrin et son homologue allemand Boris Pistorius.
Enterré puis ressuscité en quelques heures seulement. Ce jeudi, le chef d'état-major des armées, le général Fabien Mandon, annonce devant les députés que les Allemands ont décidé d'abandonner le projet du char du futur.
"Le résultat n'est pas bon, on espérait construire un futur char en coopération avec les Allemands. Il faut constater que, malheureusement, les Allemands ont décidé de quitter le projet".
"Nous souhaitons continuer ce projet franco-allemand de MGCS"
Dans la soirée, il publie un communiqué pour tempérer son propos, parlant désormais d'un programme qui serait décalé mais poursuivi. Ce vendredi matin, rétropédalage total de la ministre des Armées, Catherine Vautrin. Non, le projet n'est pas enterré.
"Nous souhaitons continuer ce projet franco-allemand de MGCS parce que ça n'est rien d'autre qu'un char d'une nouvelle génération, avec d'autres fonctionnalités extrêmement importantes dans le contexte que nous connaissons".
Son homologue allemand, Boris Pistorius, confirme. Cacophonie au sommet des armées françaises qui illustre les difficultés des coopérations industrielles militaires franco-allemandes. Dont l'illustration est plus retentissante est l'échec du projet de système de combat aérien SCAF, abandonné l'été dernier.