Enquête pour "abus de confiance": Mélenchon dénonce une "instrumentalisation de la justice"

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© Sameer Al-DOUMY / AFP
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Après la révélation du Canard enchaîné d'une enquête visant Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, et quatre de ses collaborateurs pour "abus de confiance", ce dernier a dénoncé, mardi, une "nouvelle instrumentalisation de la justice".

Jean-Luc Mélenchon a dénoncé mardi une "nouvelle instrumentalisation de la justice" après la révélation par le Canard enchaîné d'une enquête visant le chef de file de La France insoumise et quatre de ses collaborateurs pour "abus de confiance".

L'enquête préliminaire ouverte le 14 mai vise, selon des sources concordantes, à vérifier les "conditions dans lesquelles les dirigeants de LFI, dont Jean-Luc Mélenchon, se sont acquittés des amendes et des dommages et intérêts auxquels ils ont été condamnés" en décembre 2019 dans l'affaire de la perquisition houleuse au siège de LFI l'année précédente.

"Intimider et véhiculer des rumeurs infamantes"

De même que le tribun insoumis avait alors dénoncé un "procès politique", il a vilipendé mardi "une nouvelle instrumentalisation de la justice" destinée à "intimider et à véhiculer des rumeurs infamantes".
Depuis sa condamnation, Jean-Luc Mélenchon a plusieurs fois ironisé sur les sommes dues aux policiers pour avoir "crié sur un palier". Mais le président du groupe des députés LFI s'est aussi expliqué sur le fond: "Si la partie pénale, les amendes, doivent être réglées personnellement par les justiciables, ce qui a été fait par chacune des personnes concernées, les dommages et intérêts relèvent eux du civil. Ils peuvent donc à ce titre être réglés par un tiers". Or, "La France insoumise a fait le choix de régler ces dommages et intérêts liés à une perquisition dans ses locaux", a-t-il argué.

"Les parties civiles poursuivent leur harcèlement"

"Nous sommes estomaqués de découvrir que, non content d'avoir exigé des sommes exorbitantes, les parties civiles poursuivent leur harcèlement en saisissant à nouveau la justice plutôt que d'accepter un règlement pourtant légal", a ajouté le chef de LFI.
Les quatre autres personnes visées sont le conseiller d'État Bernard Pignerol, l'eurodéputé Manuel Bompard, le député Bastien Lachaud et l'attachée de presse Muriel Rozenfeld.

Selon le Canard enchaîné, c'est spécifiquement le paiement de "26.500 euros de préjudice moral aux forces de l'ordre" par cinq responsables de LFI qui fait l'objet de vérifications car ces versements "ont été réglés avec le chéquier de La France insoumise".