Face à la multiplication des cyberattaques visant l'État, Sébastien Lecornu veut créer une nouvelle unité capable d'intervenir en urgence auprès des ministères victimes d'attaques.
Une nouvelle unité spécialisée pour mieux protéger l'État contre les piratages informatiques. Cette initiative a été dévoilée par Sébastien Lecornu ce mercredi 19 août, alors que plusieurs administrations et ministères ont été victimes de vols de données au cours du mois d'août, notamment la DGFiP et l'Éducation nationale. Le Premier ministre impose deux mots d'ordre : agir et vite.
Une unité opérationnelle montée en trois jours
L'objectif est d'intervenir en première ligne en cas de suspicion d'atteinte grave à l'intégrité du système d'information de l'État. Cette nouvelle unité spéciale doit permettre de faire face aux cyberattaques en série ciblant la France. Elle pourra notamment faire appel à des agents des services des armées ou du ministère de l'Intérieur.
Sébastien Lecornu veut voir cette unité opérationnelle en trois jours pour seconder le service de sécurité déjà existant, l'ANSSI, lors des périodes de crise, explique Nicolas Roche, secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale. Cette mission vise surtout à se tenir aux côtés de chaque ministère attaqué afin d'accélérer le travail d'investigation face à une menace de plus en plus fréquente.
Déjà, en avril 2026, Matignon avait engagé des fonds pour mieux lutter contre les cyberattaques : 200 millions d'euros pour financer des investissements dans les outils de détection.
À cela s'ajoutent les amendes prononcées par la CNIL, qui seront affectées à un fonds de modernisation des infrastructures numériques de l'État. Enfin, 5% du budget de chaque ministère seront dédiés à la cybersécurité dès 2027.