Le gouvernement annonce un "étalement simplifié des charges fiscales et sociales" pour les commerçants touchés par les pillages.
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Les commerçants sinistrés auront accès dès vendredi à un prêt à taux zéro pour leur trésorerie, a annoncé ce mardi midi le ministre de l'Economie Rolland Lescure.
Un couvre-feu localisé pour les mineurs va être instauré dans certains quartiers de Marseille, notamment dans l'hyper-centre, à partir de 22H00 ce mardi et au moins jusqu'à vendredi inclus, a appris l'AFP d'une source proche du dossier.
Les détails de ce couvre-feu visant à éviter de nouvelles violences à Marseille après celles survenues lors de la journée de mobilisation du 17 octobre ne seront donnés qu'en milieu d'après-midi par la préfecture des Bouches-du-Rhône, a ajouté cette source, confirmant une information initiale du Figaro.
Les groupes politiques de l'Assemblée nationale se sont accordés mardi sur l'opportunité de lancer une commission d'enquête sur les violences et scènes de pillages en marge des manifestations du weekend, principalement le 17 octobre, mais aussi sur le dispositif de maintien de l'ordre déployé.
La création d'une telle instance avait été proposée par la présidente de l'Assemblée nationale dimanche. Mardi, la conférence des présidents, réunissant notamment les chefs de groupe, a opté pour que la commission des lois lance une procédure pour se transformer en commission d'enquête sur ce sujet.
La secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon a estimé mardi sur France Inter que l'exécutif "paie cash dix ans de verticalité" du pouvoir à travers les violences en marge des manifestations du 17 octobre, et appelé à de "vraies réponses sociales" sur les revendications exprimées.
"Il y a une colère, il y a une envie d'être considéré, il y a une envie d'être écouté, respecté. Là, on paie cash dix ans de verticalité. Il faut pouvoir avoir les vraies réponses sociales", a déclaré Marylise Léon, alors que les syndicats appellent depuis début octobre à faire grève et manifester le 5 novembre pour les salaires et les services publics.
Les syndicats doivent être reçus à Matignon par le Premier ministre Sébastien Lecornu mercredi matin. Marylise Léon a dit souhaiter que cette réunion ne soit pas seulement l'occasion de donner aux syndicats "une leçon de responsabilité" et de parler de l'organisation de la journée du 5 novembre mais d'évoquer le "fond".
La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet ne veut pas que les revendications des lycéens et des manifestants soient "éclipsées" par la question du maintien de l'ordre et a appelé mardi à ne pas avoir "qu'un regard franco-français" sur les violences.
"Il ne faudrait pas que ces questions très légitimes, et c'est la raison pour laquelle je veux une commission d'enquête parlementaire sur le maintien de l'ordre, éclipsent la question budgétaire et les revendications des manifestants extrêmement importantes", a déclaré Mme Braun-Pivet (Renaissance) sur France Inter.
"On a eu des centaines de milliers de nos compatriotes qui ont manifesté pacifiquement ce week-end dans toute la France et donc il faut leur apporter des réponses", a ajouté la macroniste.
"Il y a l'immobilier (scolaire), il y a les profs absents, il y a Parcoursup, il y a l'orientation. Eh bien, tout ça, il faut le traiter. Il ne faut pas oublier non plus les questions de pouvoir d'achat", a t-elle estimé.
La Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) a décidé "jusqu'à nouvel ordre" de ne plus desservir en soirée certains arrêts de bus et de tramway après les violences survenues durant le weekend du 17 octobre, dont l'agression d'un chauffeur de bus.
Le dispositif, mis en place lundi, instaure "des déviations de bus dès 17h et des coupures de tramway dès 20h", indique la CTS sur son site internet. Ces mesures visent essentiellement les quartiers périphériques, notamment celui de Hautepierre, où un chauffeur de bus a été frappé dimanche soir.
Les faits se sont déroulés vers 22h, quand des individus ont forcé le chauffeur, qui stationnait à un arrêt, à sortir de sa cabine, selon la préfecture.
Ils ont tiré des feux d'artifice à l'intérieur du bus, déclenchant un début d'incendie, que le chauffeur, légèrement blessé, a pu éteindre à l'aide d'un extincteur. Les agresseurs se sont enfuis à l'arrivée des forces de l'ordre.
Les sites de revente entre particuliers comme Vinted, Leboncoin ou eBay, sur lesquels "un nombre important d'articles volés ont été identifiés" se sont engagés à collaborer avec les autorités nationales pour "identifier et signaler" ces contenus, a annoncé mardi le gouvernement.
Au lendemain des pillages de commerces lors des manifestations du 17 octobre, des annonces suspectes ont fleuri sur ces plateformes, poussant le gouvernement à les convoquer pour faire cesser ces infractions.
Vinted, Amazon, eBay, Leboncoin, Meta, TikTok, mais aussi l'Alliance française des places de marché et la Fédération de l'e-commerce (Fevad) se sont réunies lundi soir avec le ministre du Commerce Serge Papin et la ministre déléguée chargée du Numérique Anne Le Hénanff.les sites de revente s'engagent à collaborer avec les autorités
Un homme a été interpellé mardi matin en Haute-Vienne dans l'enquête sur l'incendie volontaire de la mairie de Limoges, a appris l'AFP auprès du parquet et d'une source proche du dossier, selon laquelle ce quadragénaire est connu pour son appartenance à l'ultragauche.
Cette "personne suspectée dans les faits d'incendie" de l'hôtel de ville lors des violences survenues en marge de la mobilisation nationale de samedi a été interpellée à Val d'Issoire avec l'assistance de l'antenne bordelaise du RAID, unité d'élite de la police nationale, a précisé le parquet de Limoges.
La Sous-direction anti-terroriste (SDAT) a été saisie, a déclaré à l'AFP une source proche du dossier.
Vingt-cinq personnes ont été interpellées et sont déférées ce mardi matin après l'attaque du bâtiment qui abrite les rédactions de CNews, Europe 1 et du JDD samedi, a annoncé le ministre de la Justice. Invité de Laurence Ferrari, Gérald Darmanin a réaffirmé que "la liberté de la presse doit être garantie pour tout le monde, et aucune personne qui travaille dans une rédaction, quel que soit son orientation ou le parti pris éditorial, ne doit être menacée".
"Les 25 personnes interpellées sont déférées en ce moment même devant un juge puisqu'une information judiciaire est ouverte, et j'espère que beaucoup d'entre eux connaitront des mises en examen, des détentions provisoires et des condamnations extrêmement fermes", a-t-il souligné. "CNews comme toutes les rédactions doivent être intégralement protégées", a-t-il conclu.
Invité de la Grande interview d'Europe 1-CNews, le garde des Sceaux est revenu sur la possibilité de mettre en place un état d'urgence dans le pays, après les émeutes et pillages qui ont touché plusieurs villes le week-end dernier. "On n'a pas besoin de l'état d'urgence, on n'a pas besoin de priver tous les Français de leurs libertés individuelles parce qu'on a quelques milliers de délinquants et d'emmerdeurs", affirme le ministre de la Justice.
"Il faut beaucoup de fermeté et beaucoup de démonstration de force et que la Justice réforme ce qu'elle est aujourd'hui", souligne Gérald Darmanin.
Invité ce mardi matin sur le plateau de La Grande interview Europe 1-CNews, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a annoncé que 123 personnes sont incarcérées ce matin dans le cadre des émeutes de ce week-end. "123 personnes sont incarcérées, soit en détention provisoire, soit suite à un mandat de dépôt", précise-t-il.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a affirmé mardi que les couvre-feux entrés en vigueur la veille dans plusieurs villes avaient "contribué au calme de la nuit", annonçant que de nouveaux seraient décidés pour la soirée "là où la situation le nécessite".
"Ces décisions seront prises sur le terrain, par les préfets, en lien avec les maires", a-t-il écrit sur X.
C'est la première mesure concrète annoncée pour stopper la flambée de violence dans le pays. Depuis ce lundi soir, des couvre-feux ont été mis en place dans plusieurs villes de France et de plusieurs quartiers de grandes villes, comme Lyon, Paris ou encore Lille.
La capitale des Flandres se réveille ce mardi matin avec le souvenir des violences de ce week-end. Alors, toute la nuit, des policiers ont patrouillé et ont contrôlé plusieurs individus. Ici, le couvre-feu ne concerne que les mineurs. "Ce qu'il s'est passé à Lille, c'était quand même bordel, donc c'est normal" de mettre en place ce genre de mesures, souligne un jeune majeur contrôlé par quatre CRS. Retrouvez notre article ici.
Des touristes se sont retrouvés pris au cœur des violences qui ont secoué Paris ce week-end. Face aux scènes de chaos et de dégradations, beaucoup sont sous le choc.
Ellie, une jeune Américaine, est arrivée à Paris samedi soir, au moment où les violences éclataient. Apeurée, elle a préféré se confiner dans son hôtel. "C'était un peu effrayant, j'avais peur de quitter l'hôtel, je ne voulais pas qu'on se retrouve bloqués dans ces émeutes”, confie-t-elle.
C'est ce qui est arrivé à Mitchelle et à ses amis, qui visitaient la capitale à bord d'un bus. "Il y avait une barricade face à notre bus, le chauffeur est sorti et l'a déplacée, c’était effrayant", raconte-t-elle. Retrouvez notre article.