"Nous sommes devant une gigantesque révolution", reconnaît Marine Le Pen au sujet de l'intelligence artificielle, tout en se montrant optimiste quant à ses retombées. La candidate estime que cette technologie pourrait aussi créer de nouveaux emplois et améliorer les méthodes de travail, notamment dans les domaines de la sécurité et de la santé. Elle confie par ailleurs utiliser elle-même l'IA.
"Je n'ai rien contre M. Zelensky." Marine Le Pen se dit prête à échanger avec le président ukrainien et affirme qu'elle se rendrait en Ukraine avec plaisir si elle y était invitée. Elle souhaite toutefois lui faire passer un message sur le soutien financier français à Kiev : "Nous n'avons plus les moyens d'apporter une aide qui nous a coûté, en engagement, 6 milliards d'euros par an", explique-t-elle.
Selon Marine Le Pen, "tout le monde doit faire un effort" concernant les finances publiques. La candidate du Rassemblement national défend notamment une baisse de 20 milliards d'euros des impôts de production, estimant que cette mesure permettrait de réindustrialiser le pays et aux entreprises de réinvestir.
La candidate du Rassemblement national à la présidentielle souhaite organiser un référendum sur un projet de loi consacré à "la lutte contre les idéologies totalitaires".
Marine Le Pen considère que le voile participe à cette idéologie et propose d'en interdire progressivement le port, en commençant par les universités, les fédérations sportives et les bâtiments publics.
Marine Le Pen estime que l'islam est compatible avec la République. "Ce qui n'est pas compatible avec la République, c'est la charia et le fondamentalisme islamique", affirme-t-elle, prévenant que ceux qui défendent ces pratiques "[la] trouveront sur leur chemin". "Les musulmans n'ont absolument aucune raison de s'inquiéter", assure la candidate à la présidentielle.
Interrogée sur la protection de l'enfance, Marine Le Pen propose de créer un "ministère de plein exercice" et de confier à nouveau à l'État la gestion de l'aide sociale à l'enfance (ASE), qu'elle souhaite rebaptiser "aide sociale à la famille".
Marine Le Pen accuse le candidat de La France insoumise de "nourrir cette pulsion de dégradation, de mort et de contestation" chez une partie de la jeunesse. "Jean-Luc Mélenchon fait de ces jeunes des ennemis de tout", estime-t-elle.
Marine Le Pen souhaite que les électeurs votent "pour" son projet et non «contre» son adversaire. "Je préférerais gagner l'élection présidentielle face à un candidat du centre que face à Jean-Luc Mélenchon qui certainement se sera calmé d'ici là", affirme-t-elle.
Marine Le Pen rappelle qu'il y a 1.300 milliards de dettes supplémentaires "depuis l'élection d'Emmanuel Macron". "Il a fait plus de dettes que tous les présidents réunis", souligne-t-elle.
Marine Le Pen compte proposer une nouvelle réforme des retraites le 17 novembre prochain. "Elle permettrait à ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans de bénéficier d'un âge légal de départ à 60 ans avec 40 annuités. Et ceux qui ont commencé après 20 ans iraient progressivement jusqu'à 62 ans avec 42 annuités. (...) Cela me parait juste", développe-t-elle.
En 2016, Marine Le Pen, alors candidate à l'élection présidentielle de 2017, expliquait vouloir sortir la France de l'Union européenne. Dix ans plus tard, la députée du Pas-de-Calais revient sur ses propos. "La politique a beaucoup changé en Europe. Il y a beaucoup de mouvements politiques qui pensent la même chose que nous : ils ont une volonté de changer l'Union européenne. Par contre, il y a une chose qui ne change pas. Ce sont les critiques que je formule à l'égard de l'UE, dont je considère qu'elle est de moins en moins démocratique", explique-t-elle face à Laurence Ferrari.
Pour Marine Le Pen, certaines personnes commettent des dégradations dans les lycées ou encore les universités. "Ceux qui commettent des dégradations et qui ont plus de 16 ans, ceux qui menacent leurs camarades ou les professeurs, ceux qui ne supportent pas qu'on ait un avis différent, ils seront exclus de l'établissement", développe-t-elle.
Elle ajoute que ces personnes exclues "se trouveront une institution pour les éduquer". "Il n'est pas admissible que ce soit l'argent du contribuable qui serve à réparer leurs amusements", poursuit-elle.
Alors qu'Emmanuel Macron aurait estimé que les forces de l'ordre manquaient d'empathie dans le maintien de l'ordre, Marine Le Pen juge ses propos "très injustes". "Il rompt avec l'obligation qui est la sienne en tant que président de la République.
La situation des forces de l'ordre est extrêmement compliquée car ils sont confrontés à des agressions graves : il y a eu 900 blessés", souligne-t-elle. Elle ajoute qu'elle comprend que la police puisse se sentir "découragée, démotivée et abandonnée par le pouvoir".
Face aux mobilisations lycéennes, Marine Le Pen estime que les violences commises par des élèves ne sont "pas acceptables, admissibles", mais qu'elles sont, selon elle, "encouragées", notamment par "le laxisme du gouvernement". La candidate à l'Elysée veut mettre "hors d’état de nuire ceux qui viennent y apporter le chaos".
Favorite du dernier sondage OpinionWay pour CNEWS, réalisé du 13 au 14 octobre, Marine Le Pen ne veut pas se reposer sur ses acquis. "Le travail reste immense. Il n'y a pas un seul domaine dans lequel les choses vont bien. Nous allons avoir un énorme travail", explique-t-elle face à Laurence Ferrari.
Dans une enquête publiée le 28 septembre, le média d'investigation Mediapart attribue à Jordan Bardella des messages privés à caractère antisémite, écrits en 2013, alors qu'il avait 17 ans. Marine Le Pen prend sa défense : "Jordan Bardella est innocent."
"Le mouvement ne doute pas de Jordan Bardella comme les électeurs. Cette attaque vient d'un journal d'extrême gauche", poursuit-elle. Elle souligne que la justice est saisie vis-à-vis du journal. "Mediapart doit apporter la preuve de ce qu'il écrit", souligne-t-elle.
Alors que la Cour de cassation doit encore examiner son pourvoi, Marine Le Pen estime que sa candidature à l'Elysée n'est pas compromise. "Rien ne peut m'empêcher depuis le 7 juillet d'être candidate à l'élection présidentielle. S'il y avait eu un doute, je n'aurais pas pris le risque", affirme-t-elle.
"Je suis la femme de la situation." Marine Le Pen explique pourquoi elle serait la bonne candidate pour accéder à l'Elysée. "Ils connaissent mes défauts mais aussi mes qualités, notamment la persévérance, la lucidité et le courage. Des qualités nécessaires au vu de la situation que connaît notre pays", développe-t-elle.
Après Bruno Retailleau, Marine Le Pen répond à son tour aux questions qui préoccupent les Français. Ce jeudi 15 octobre, à 21h, la figure du Rassemblement national est l'invitée de l'émission "Objectif Elysée 2027", sur Europe 1 et CNEWS. Présenté par Laurence Ferrari, elle détaillera notamment un aspect de son programme : une séquence baptisée "L'engagement". Suivez notre direct.