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En directDroit du sol, immigration, école... Ce qu'il faut retenir de l'entretien de Bruno Retailleau dans "Objectif Élysée 2027"

[Europe 1 - CNEWS]
Dans huit mois, les Français devront faire un choix : élire le nouveau président de la République. Ce mercredi, à partir de 21h, Laurence Ferrari reçoit Bruno Retailleau, candidat LR à l'élection présidentielle, dans "Objectif Élysée 2027" sur CNews et Europe 1. Pendant une heure, Bruno Retailleau répondra à toutes les questions des journalistes présents en plateau et il reviendra sur son programme pour la France.
Bruno Retailleau veut “une école publique plus agile”

“Insuffler beaucoup plus de liberté et créer des écoles innovantes qui seraient publiques, donc gratuites et autonomes, où le chef d'établissement recrute ses professeurs et où il choisit son projet.” 

“Sur ce projet, il y aura un contrat avec le rectorat, non avec Paris. Et tous les trois ans ou cinq ans, une évaluation. Si l'école réussit, on la conforte. Sinon, elle change de projet. Et ce n'est que comme cela qu'on permettra à l'école publique de redresser la tête.”
 

Bruno Retailleau souhaite “abaisser la majorité pénale à 15 ans”

“Nous sommes dans un système qui refuse la sanction.”

"Pour les mineurs, je veux abaisser la majorité pénale à 15 ans. Que dès qu'un mineur, commet un premier délit grave, qu'il fasse des courtes peines de prison. Pourquoi ? Parce qu'ils n'ont plus d'empathie, parce qu'ils ne savent plus calculer la portée de leurs actes. Et pour qu'ils la calculent, il faut qu'ils soient enfermés, pendant 15 jours, dans des prisons qui seront adaptées. Il faut rétablir en France une fermeté."

Bruno Retailleau dénonce un “laxisme pénal en France”

“Ça n'est pas qu'une question de moyens. Il y a un problème de laxisme pénal en France.”

“J'ai vu des policiers se faire tabasser dans des vidéos. Nous avions les images, on a interpellé les individus et quelques heures ou quelques jours après, ils étaient en liberté. Ce n'est pas possible.”

Les propositions de Bruno Retailleau pour lutter contre le voile dans l’espace public

“Dans la rue, ça ne pourra pas être respecté. En revanche, qu'est-ce qu'on fait ?”

"Un, on réduit l'immigration. Parce qu'on sait très bien que c'est l'immigration qui alimente ce séparatisme et le voile est aussi un signe, un signal de séparatisme, en même temps que de soumission de la femme. Ensuite, on interdit le voile là où c'est déjà possible, où on peut le faire. Et enfin, on combat le voile en s'attaquant à ceux qui veulent voiler les femmes, et notamment aux frères musulmans."

Bruno Retailleau veut stopper les aides sociales “automatiques” pour les étrangers*

"Il faut arrêter avec les pompes aspirantes. Un modèle social qui est le plus généreux vis-à-vis des étrangers, avec l'aide médicale obligatoire, qui est un scandale. C'est 100 % de remboursement aux clandestins qui ont donc triché avec nos lois. Tandis qu'un Français qui cotise qu'à une mutuelle, pour ses frais dentaires, lui, il va devoir payer une franchise. "

"Avant qu'un étranger n'ait des aides sociales, il faudra prouver 5 ans de résidence légale et un travail pour y avoir accès."

"L'immigration légale débouche souvent sur l'immigration illégale", assure Bruno Retailleau

"Si on veut réduire l'immigration, ce n'est pas seulement l'immigration légale, c'est aussi l'immigration illégale et légale. Pourquoi ? Parce que l'immigration légale débouche souvent sur l'immigration illégale."

“Vous rentrez, par exemple, avec un visa touristique, c'est légal, mais vous vous maintenez illégalement, au-delà de ce qui est prévu pour votre visa, pour la carte de séjour, vous vous maintenez illégalement.”
 

Bruno Retailleau soutient que “l'immigration n'est pas une chance pour la France”

“L'immigration n'est pas une chance pour la France. Désormais, c'est devenu une charge. Le peuple français a le droit de choisir qui il souhaite accueillir sur son sol."

Bruno Retailleau annonce qu’il abrogera le droit du sol en cas d'élection

“Pourquoi est-ce qu'on a renoncé à l'abrogation du droit du sol ? Nous avons l'abrogation du droit du sol à Mayotte, et pourquoi ce qui est bon à Mayotte ne le serait pas sur le sol national hexagonal ?”

“Je propose qu'il n'y ait plus de Français automatique. Parce que le droit du sol avait pour contrepartie l'assimilation. L'assimilation à nos valeurs. L'assimilation à la République. Et ça n'est plus toujours le cas. Donc je pense qu'on ne peut pas devenir français par hasard, en catimini, de façon automatique.”

L’échec majeur des quinquennats d’Emmanuel Macron est “un appauvrissement des Français” affirme Bruno Retailleau

“L'échec majeur, bien sûr, c'est l'appauvrissement des Français. Vous savez que désormais, le niveau de vie en France est inférieur à la moyenne du niveau de vie européen.”

“Chaque jour, en tout cas très régulièrement, sans doute pas chaque jour, mais régulièrement, il y a 12% de Français qui se rendent sur des parkings de grande surface pour aller faire le tri dans les bennes, pour voir ce qu'ils peuvent récupérer. Vous vous rendez compte ? C'est une forme de tiers-mondisation, d'appauvrissement des Français.”
 

Édouard Philippe veut réunir les partis “de la droite du centre” à la Toussaint : “Je n’irai pas”, répond Bruno Retailleau

"C'est drôle la Toussaint quand même comme choix de date. Ça va être le 11 novembre, la victoire, l'armistice. Non, je n'irai pas."
"C'est une réunion pour les macronistes, entre les macronistes. Je suis le candidat LR choisi démocratiquement par, à 74%, par les militants LR. Donc ceux qui iront ne représenteront pas LR."

Bruno Retailleau est le premier invité de l'émission "Objectif Élysée 2027"

Ce mardi 8 septembre, Bruno Retailleau est le premier invité de l'émission "Objectif Élysée 2027" sur CNews et Europe 1, animée par Laurence Ferrari. Une heure d'entretien durant lequel le candidat Les Républicains à la prochaine présidentielle sera interrogé sur son programme et ce qu'il souhaite mettre en place pour réformer la France. 

Bruno Retailleau répondra également aux questions de Gauthier Le Bret pour CNews, Louis de Raguenel pour Europe 1 et Charlotte d'Ornellas pour le Journal du Dimanche