Des cagnottes pour aider les grévistes : "C'est notre devoir d'être solidaire", affirme Mathilde Panot, députée LFI

, modifié à
  • A
  • A
Mathilde Panot, ​vice-présidente du groupe parlementaire La France insoumise à l'Assemblée nationale 1:56
Mathilde Panot, ​vice-présidente du groupe parlementaire La France insoumise à l'Assemblée nationale, était l'invitée d'Europe 1. © Europe 1
Partagez sur :
Mathilde Panot, ​vice-présidente du groupe parlementaire La France insoumise (LFI) à l'Assemblée nationale et députée du Val-de-Marne, était l'invitée d'Europe 1. Elle a co-signé une lettre avec Jean-Luc Mélenchon appelant les parlementaires à participer à une cagnotte pour aider les opposants à la réforme des retraites.

Mathilde Panot, ​vice-présidente du groupe parlementaire La France insoumise à l'Assemblée nationale et députée du Val-de-Marne, a co-signé une lettre avec Jean-Luc Mélenchon appelant les parlementaires d'opposition à participer par des dons à une "caisse de solidarité". Le but : aider les salariés en grève contre la réforme des retraites. "Nous pourrions en remettre le montant ensemble aux syndicats dès le lundi 6 janvier", précise cette lettre.

"Ce qui se joue ce n'est pas seulement une grève des retraites, c'est savoir quel monde on veut pour le futur", a-t-elle précisé au micro d'Europe 1, interrogée sur cet appel aux dons. "26 jours de salaire en moins, c'est un mois de salaire en moins ! C'est notre devoir d'être solidaire."

Déjà 1,5 million d'euros récoltés

Ces cagnottes créées ont déjà permis, selon elle, de dépasser les 1,5 million d'euros. "Tout le monde ne peut pas faire grève, parfois c'est compliqué. Donc c'est une manière d'être solidaire et de dire 'nous ne voulons pas de ce monde là'", selon la députée qui a rappelé qu'"on ne fait pas grève par plaisir. Ils font grève pour l'intérêt général".

Mathilde Panot a également maintenu qu'elle attendait d'Emmanuel Macron qu'il "retire sa réforme" lors de son allocution de vœux annuelle. "Les danseurs de l'Opéra ont dit cette phrase très belle : 'nous ne voulons pas être la génération qui sacrifiera l'avenir des générations futures'. Tout est dit dans cette phrase-là", a estimé la vice-présidente du groupe LFI à l'Assemblée.

Europe 1
Par Séverine Mermilliod