Dans Passions, Nicolas Sarkozy livre ses souvenirs personnels… et politiques

, modifié à
  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :
Sa relation avec Jacques Chirac, son point de vue sur ses successeurs et sur la droite… L’ancien président de la République délivre dans un livre à paraître jeudi des messages très politiques.

L’ouvrage promet d’être un succès de vente, il a d'ailleurs été tiré à 200.000 exemplaires. Nicolas Sarkozy sort un nouveau livre jeudi, intitulé Passions. L’ancien chef de l’Etat y livre ses souvenirs personnels et surtout politiques, sur une période s’arrêtant au 6 mai 2007, soit son arrivée à l’Elysée.

Jacques Chirac personnage récurrent

"C’est la volonté de gagner la confiance, et même l’amour des Français, qui a toujours été au cœur de mon engagement", écrit Nicolas Sarkozy. L’ancien président raconte son ascension depuis son premier meeting en 1975. C’est là qu’il rencontre Jacques Chirac, personnage récurrent du livre.

>> De 5h à 7h, c’est "Debout les copains" avec Matthieu Noël sur Europe 1. Retrouvez le replay de l'émission ici

 Nicolas Sarkozy raconte une relation entre admiration et épisodes de détestation absolue et reconnaît des sentiments "ambivalents" à l’endroit de l’ancien président de la République, qui lui réservait une "rancune profonde et tenace", écrit-il, depuis sa campagne présidentielle aux côtés d’Edouard Balladur en 1995.

Un tacle à Hollande… et à la droite

S’il parle longuement de son prédécesseur, ses successeurs ont aussi droit à quelques lignes. Nicolas Sarkozy fait ainsi preuve de  bienveillance avec Emmanuel Macron, mais le ton change quand il évoque François Hollande dont il dénonce la "brutalité.

Un livre "sans acrimonie ni méchanceté" promet Nicolas Sarkozy, mais des phrases assassines sont bel et bien disséminées. François Fillon ? "Il a été puni par là où il avait péché". Dominique de Villepin ? "Perché". Jean-François Copé ? Il a une "propension à susciter l’antipathie".

Nicolas Sarkozy rappelle aussi à la droite qu’il faut le "rassemblement", dénonçant les chapelles érigées par les Valérie Pécresse, Xavier Bertrand et autre Bruno Retailleau. Et il ne se montre pas très optimiste : "à l’arrivée, je crains fort que chacun sera déçu", tranche-t-il.