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Congrès du RN : «Je ne vous propose pas de refaire la France d'avant», promet Marine Le Pen, qui veut une «Renaissance pour la France»

Alain JOCARD / AFP [Alain JOCARD / AFP]

Le Rassemblement national a clôturé dimanche 25 octobre son congrès à Orléans, placé sous haute protection policière. En fin d’après-midi, Marine Le Pen y a prononcé son premier grand discours de campagne.

Marine Le Pen a lancé ce dimanche sa campagne par un premier meeting, à l’occasion du congrès du Rassemblement national qui se tient au Zénith d’Orléans. 

La candidate à la présidentielle a déclaré qu'elle ne souhaitait pas "refaire la France d'avant" mais "construire la France de demain", en défendant la thématique centrale de son programme : "la Renaissance pour la France".

"Concevoir et construire la France de demain"

Filant la comparaison entre la période actuelle et cette époque historique du XVIe siècle, elle a défendu la Renaissance comme "une méthode, pas une rupture brutale et encore moins une révolution destructrice".

"C’est l'élévation progressive de tout un pays vers le beau, le vrai, le juste, vers la sécurité, la prospérité, la créativité", philosophe la cheffe de file de l'extrême droite", a-t-elle déclaré, ajoutant : "Nous ne sommes pas dans le 'c'était mieux avant !' Nous disons : 'C'était bien avant, ce sera mieux demain'".

"La Renaissance, ce n'est pas la copie du passé, je ne vous propose pas de refaire la France d'avant, je vous propose de concevoir et de construire la France de demain", a promis candidate du RN, largement en tête des sondages aux premier et deuxième tours, devant quelque 8.500 spectateurs, selon les organisateurs du meeting. 

Marine Le Pen compte inscrire "la communauté nationale" dans la Constitution

Marine Le Pen a aussi annoncé son intention d'inscrire le "principe fondateur, inclusif et fraternel" de "communauté nationale" dans la Constitution. "L'État que nous voulons ne sera pas RN mais ce sera une oeuvre collective, une oeuvre, certes patriote, mais pas partisane", a assuré la candidate du RN. 

Elle a souligné sa volonté "de ne voir reconnaître qu'un seul peuple" grâce au "refus absolu du communautarisme". "Il n'y a pour nous qu'une seule communauté, c'est la communauté nationale", a-t-elle insisté.

Elle a, par ailleurs, assuré vouloir faire de la France une "nation de paix" si elle arrivait au pouvoir en 2027. "Aller vers la paix n'est pas, comme le prétendent les va-t-en guerre de l'arrière qui peuplent les ministères et les plateaux de télévision, un acte de faiblesse, mais un acte de courage", a affirmé la candidate à l'élection présidentielle. 

Elle a promis ainsi à son auditoire de ne pas envoyer "nos jeunes mourir dans des aventures guerrières inconsidérées ou irresponsables. Et encore moins dans des guerres qui ne sont pas les nôtres".

Un gouvernement "d'union nationale", "pluraliste" et dirigé par Jordan Bardella

La candidate RN à la présidentielle a promis de former un gouvernement "d'union nationale", "pluraliste" et dirigé par l'actuel patron du parti Jordan Bardella, en cas de victoire en mai prochain. Elle a justifié son souhait de composer un "gouvernement ouvert" par "la situation d'un pays fracturé" et un "désir d'unité des Français".

"Chaque citoyen, avec la diversité des parcours, des talents, des sensibilités, est appelé à participer au mouvement de renaissance française que je propose au pays", a-t-elle insisté, confirmant au passage la nomination de Jordan Bardella comme "chef de l'orchestre gouvernemental" si elle entre à l'Elysée.