Les députés de la commission sur l'audiovisuel public votent ce lundi la parution ou non du rapport. Après six mois d'auditions et de polémiques, le rapport écrit par le député UDR Charles Alloncle pourrait ne pas être publié. Si tel est le cas, l'ensemble du travail serait alors effacé.
Que restera-t-il de la très commentée commission sur l'audiovisuel public ? La question sera posée ce lundi après-midi aux 30 députés qui la composent. Le rapport, confidentiel bien que quelques propositions ont pu fuiter, reste pour le moment en suspend. Car son avenir dépend du résultat du scrutin des députés, qui décideront ou non de le publier.
Si la réponse est négative, c'est tout le travail des six derniers mois qui partira en fumée. A commencer par les extraits vidéo de toutes les auditions menées depuis novembre dernier. Sans surprise, le vote sera d'autant plus scruté que les fuites ce week-end (fusions de certaines chaînes, coupes budgétaires, etc ndlr) des principales mesures du rapport, pourtant supposées rester confidentielles jusqu'au bout, ont ajouté de l'huile sur le feu.
"Personne ne veut passer pour un censeur"
Alors que les élus de tous bords se renvoient à la responsabilité de ces révélations, pour Charles Alloncle, une chose est sûre, l'objectif est de discréditer son travail à quelques heures du scrutin. Un scrutin à suspense puisque les membres de la commission assument leurs divergences.
"Le rapporteur devrait comprendre que ce rapport est fait en notre nom à tous", s'étrangle un élu centriste. Certains parient sur un vote positif mais des concessions sur les points clivants du texte, comme les fusions proposées entre plusieurs chaînes de France Télévisions par exemple.
Mais au fond, "ce rapport sera rendu public, surtout parce que personne ne veut passer pour un censeur", tranche un député optimiste qui compte sur une majorité des voix du centre et de la droite pour permettre la publication du texte à la date prévue, le 4 mai prochain.