Fabien Roussel, Marine Tondelier, une primaire PS... La gauche avance en ordre dispersé pour 2027. Et Jean-Luc Mélenchon compte bien en profiter. Le leader insoumis veut s'appuyer sur les sondages à venir pour laisser la pression du scrutin œuvrer et faire de Jean-Luc Mélenchon le vote utile de la gauche.
Utiliser la division pour s'assurer une place au premier tour de la présidentielle 2027 ? Entre le vote interne des communistes pour confirmer la candidature de Fabien Roussel, la primaire du PS qui s'organise et Marine Tondelier qui représente les Verts... L'unité n'est pas à l'ordre du jour à gauche. Et Jean-Luc Mélenchon compte bien en profiter.
Installer un rapport de force
Le leader insoumis veut installer l’inéluctable. Il profite d’une dynamique dans les sondages. Et LFI cherche à en faire un rapport de force : accréditer l’idée qu’il est désormais le mieux placé à gauche pour se qualifier au second tour. Pas besoin, donc, de rallier immédiatement les partis. Il faut d’abord convaincre leurs électeurs.
Le souvenir de 2022 nourrit ce discours : Jean-Luc Mélenchon avait raté la qualification de 420.000 voix. Fabien Roussel en avait recueilli près de 800.000.
Une dispersion qui nourrit le vote utile
Au PCF, une ligne plus favorable au rassemblement cherche à peser. Stéphane Peu, président des députés communistes, défend ainsi la construction d’une large candidature commune à gauche, dès le premier tour. Les écologistes, eux, restent divisés sur la stratégie. Quant aux socialistes, ils sont absorbés par leur primaire.
Cette dispersion nourrit donc l’argument du vote utile. Le pari de Mélenchon est simple : plus l’élection approchera, plus les sondages pèseront et feront le tri. L’objectif, devenir, non pas le candidat choisi par toute la gauche, mais son passage obligé.