Alors que Christine Lagarde quittera la présidence de la Banque centrale européenne le 7 février prochain, neuf mois avant la fin de son mandat, Emmanuel Macron a déjà imaginé comment peser dans la désignation de son successeur.
Le départ de Christine Lagarde est désormais officiel. La présidente de la BCE quittera son poste le 7 février, près de neuf mois avant la fin officielle de son mandat. Sa succession pourrait donc être tranchée avant la présidentielle française.
Ses partenaires ne lui feront aucun cadeau
Emmanuel Macron a salué jeudi son action, tout en appelant à une transition "ordonnée et équilibrée" avec les partenaires européens. La course est lancée pour l'un des postes les plus influents du continent.
En France, le chef de l’État a déjà installé ses proches pour durer. Richard Ferrand au Conseil constitutionnel, Amélie de Montchalin à la Cour des comptes, Emmanuel Moulin à la Banque de France ou encore Marc Guillaume au Conseil d'état...
Des nominations qui survivront à son départ. Les oppositions dénoncent d'ores et déjà un verrouillage, avant une possible alternance. Mais à Francfort, Emmanuel Macron ne décide pas seul. La France a déjà fourni deux des quatre présidents de la BCE, et ses finances publiques dégradées sont un handicap.
Faute d'obtenir un Français, Paris peut soutenir un candidat proche de ses orientations. S’il a pu placer ses fidèles en France, Emmanuel Macron devra tout de même convaincre en Europe. Or, ses partenaires ne lui feront aucun cadeau.