Code du travail : Mailly se moque des "grognons râleurs" de FO qui veulent manifester le 12 septembre

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Le secrétaire général de Force ouvrière a égratigné jeudi les militants de son syndicat qui veulent manifester aux côtés de la CGT le 12 septembre contre la réforme du Code du travail, passant outre la consigne nationale.

Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a qualifié jeudi de "grognons râleurs" les militants de son syndicat qui veulent manifester aux côtés de la CGT le 12 septembre contre la réforme du code du travail, passant outre la consigne nationale. La Fédération nationale des transports et de la logistique FO a notamment appelé ses militants à manifester aux côtés de la CGT contre la réforme du code du travail le 12 septembre, alors que Jean-Claude Mailly a annoncé mercredi que son organisation syndicale avait décidé unanimement de ne pas s'associer à cette journée d'action.

"C'est leur droit d'exister". "Je ne suis pas un PDG, je suis un secrétaire général qui a un mandat. C'est toujours arrivé dans l'histoire de FO, il y a des grognards fidèles et des grognons râleurs; bon ben, il y en a qui font partie toujours des grognons râleurs, c'est leur droit d'exister", a déclaré le leader syndical, interrogé à la sortie de la présentation à Matignon des ordonnances sur la réforme du code du travail aux partenaires sociaux.

"Le débat va avoir lieu". "Maintenant, il y a une majorité dans l'organisation, on va expliquer les choses. Quand vous êtes en négociation, en concertation, vous ne pouvez pas tout expliquer sinon vous ne pouvez plus être en discussion", a ajouté Jean-Claude Mailly, qui avait manifesté en 2016 aux côtés de la CGT et des opposants à la loi El Khomri que le président de la République Emmanuel Macron entend poursuivre en réformant une nouvelle fois le Code du travail. 

"Le débat va avoir lieu, y compris publiquement, tout le monde va avoir les textes. Tout n'est pas parfait. On a des points fondamentaux de désaccord (...) mais heureusement que nous avons fait notre travail syndical sinon, depuis le mois d'août, les ordonnances auraient été publiées et tout le monde pleurerait aujourd'hui", a-t-il ajouté.