Jordan Bardella est accusé par Mediapart d'avoir tenu en 2013 des propos antisémites dans des conversations écrites, lorsqu'il était jeune militant du Front national, l'ancien nom du Rassemblement national. "Ces propos ne sont pas les miens", s'est défendu le président du RN, en assurant que son avocat "a déposé une plainte en diffamation".
Jordan Bardella, président du RN, a annoncé que son avocat "a déposé une plainte en diffamation", après la parution d'un article de Mediapart qui lui attribue des propos antisémites datant de 2013 quand il était un jeune adhérent du Front National. "C'est quelque chose d'organisé, une opération de barbouzerie dans le but de déstabiliser la campagne présidentielle, je n'ai jamais tenu de tels propos", s'est-il défendu.
Dans un article, le media en ligne d’extrême-gauche affirme que Jordan Bardella aurait tenu, dans des échanges privés entre 2013 et 2015, des propos tels que "Toutes les banques sont détenues par des juifs" ou encore "Le juif doit dominer les autres peuples, les écraser et les voler, un sioniste est forcément juif, et en profondeur". Des propos "parfaitement délirant", selon Jordan Bardella.
"Je vous rappelle que j'ai été reçu par le gouvernement israélien, que j'ai été élu député européen à 23 ans, que si j'avais fréquenté des personnes au passé sulfureux, tout cela serait sorti dans la presse", a souligné Jordan Bardella.
"Tout sera fait pour déstabiliser la campagne" présidentielle du RN
"J'ai évidemment missionné mon avocat qui a déposé une plainte en diffamation. Tout sera fait pour déstabiliser la campagne" présidentielle du RN et m'"abattre politiquement", a assuré le président du Rassemblement national, estimant que "soit Mediapart est à la tête de cette opération, soit Mediapart se fait lui-même manipuler par des gens qui y ont intérêt".