La remise carburant passera à 30 centimes en septembre. 1:57
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Guillaume Dominguez, édité par Ophélie Artaud
Les débats se poursuivent à l'Assemblée nationale et ce vendredi, le gouvernement a annoncé un nouveau geste sur le prix à la pompe. Dès le mois de septembre, la remise sur le carburant pourrait passer à 30 centimes d'euros avant de retomber à 10 centimes en novembre. Si la mesure est saluée, elle reste insuffisante pour certains.

Le gouvernement prêt à faire un nouveau geste sur le prix à la pompe. Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, s'est dit favorable à passer de 18 à 30 centimes d'euros la remise au litre sur les prix des carburants. Debout face à l'hémicycle, Bruno Le Maire s'est dit favorable à une hausse de la remise sur le carburant. "Ce qui fait que dans certaines stations service, vous auriez bien une remise de 0,50 € d'euros sur les carburants", a-t-il avancé.

Une "remise pansement" pour la Nupes

Concrètement, la remise actuelle de 0,18 € par litre passera dans un premier temps à 0,30 € en septembre et en octobre, puis ne sera plus que de 0,10 € en novembre et en décembre. Ajouté à la remise annoncée ce vendredi par le géant Total de 0,20 € dans ses stations service, le prix à la pompe à la rentrée pourrait tomber à 1,50 € par endroit. Du côté des associations d'automobilistes, la mesure est saluée mais reste insuffisante.

 

"On réclame depuis des dizaines d'années une baisse des taxes parce qu'il ne faut pas oublier que si on en est là, c'est parce que les taxes ont considérablement augmenté : 60 % de taxe sur un litre de carburant. Réduire les taxes, c'est une façon durable et pérenne de permettre vraiment de rouler à un prix acceptable. Ces 0,30 €, c'est bien, mais il ne faut pas s'en contenter, il faut aller plus loin", insiste Yves Cara, porte-parole de l'Automobile Club.

Et du côté de l'opposition, les députés de l'Alliance de gauche Nupes dénoncent une mesure pansement qui ne fera que retarder une nouvelle hausse des prix en janvier prochain.