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Carburant : le soulagement du gouvernement après le cessez-le-feu entre Washington et Téhéran

Pour limiter à l’avenir les risques liés à un nouveau choc pétrolier, Sébastien Lecornu affirme que l’électrification de l’économie doit s’intensifier. [LOU BENOIST / AFP]

Le cessez-le-feu annoncé entre les États-Unis et l’Iran pourrait stabiliser les prix à la pompe après plusieurs semaines de hausse. Le gouvernement se dit soulagé et privilégie les aides ciblées plutôt qu’un bouclier tarifaire, tout en appelant à accélérer l’électrification de l’économie.

L’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran dans la nuit de mardi à mercredi devrait avoir des répercussions sur les prix à la pompe. C’est en tout cas ce qu’espère le gouvernement après la réouverture du détroit d’Ormuz. Après avoir refusé tout bouclier tarifaire sur l’essence, l’exécutif s’est montré mardi soulagé.

Vers une stabilisation ?

Un cessez-le-feu bienvenu pour l’exécutif. Près de cinq semaines après le début du conflit au Moyen-Orient, l’envolée des prix du carburant devrait se stabiliser. Sébastien Lecornu assure y veiller.

"Le gouvernement peut comprendre qu’il y ait trois à quatre jours de délai entre le début de ce cessez-le-feu et la répercussion à la pompe, autant qu’il est évident que les effets devront se voir à la pompe à partir de la fin du week-end, début de semaine prochaine", a-t-il insisté.

Un facteur important de la colère sociale

Le Premier ministre y sera particulièrement attentif, tant l’augmentation du prix de l’essence est un facteur important de la colère sociale. Les aides ciblées continueront, notamment pour les agriculteurs, mais l’État ne devrait a priori pas être contraint de céder face aux demandes répétées d’un bouclier tarifaire.

Un soulagement pour l’exécutif, soucieux de ne pas remettre en cause le lent redressement des finances publiques.

Enfin, pour limiter à l’avenir les risques liés à un nouveau choc pétrolier, Sébastien Lecornu affirme que l’électrification de l’économie doit s’intensifier. "Nous ne sommes absolument pas à la mesure de ce qu’il convient de faire", assure-t-il.