Le maire de Nice et président de l'Union des droites pour la République (UDR) Eric Ciotti était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce mercredi matin. Au micro de Romain Desarbres, il appelle à mieux s'adapter face aux épisodes de fortes chaleurs.
Des températures qui frôlent ou dépassent les 40 degrés, des nuits tropicales sur tout le pays... La canicule impacte fortement les Français. Depuis plus d'une semaine, les températures affolent les thermomètres. Près de 90% de la population hexagonale est concernée par une vigilance orange ou rouge canicule et les prévisions météo n'anticipent pas d'amélioration avant dimanche.
Invité ce mercredi matin sur le plateau de La Grande interview Europe 1-CNews, le maire de Nice et président de l'Union des droites pour la République (UDR) Éric Ciotti appelle à favoriser l'adaptation de la société française face à ces épisodes de chaleur à répétition.
"On voit bien que ces épisodes sont de plus en plus fréquents, quasiment récurrents, chaque année, sur des durées de plus en plus longues, avec des nuits extrêmement chaudes... Nous sommes face au changement climatique, c'est une évidence. Et la solution face à ce changement, qui est grave, qui est inquiétant, qui peut modifier nos modes de vie, doit être l'adaptation", insiste-t-il face à Romain Desarbres.
"Nous avons un retard considérable" sur le déploiement de la climatisation en France
"Ce mot adaptation a été longtemps ignoré, pendant des années, par ceux qui nous gouvernent, qui ont préféré aller vers des politiques d'interdiction, de décroissance, inspirées globalement par la gauche et l'extrême-gauche. Or, il faut s'adapter. Nous avons un retard considérable", insiste-t-il, notamment sur la climatisation.
"Regardez ce qui se passe aux États-Unis, ce qui se passe au Japon, en Corée du Sud, dans des pays qui connaissent ces épisodes comme nous, ils s'y adaptent. Ils s'y adaptent par la science, par le progrès. Et ils s'y adaptent par la climatisation. On a un taux d'équipement des ménages de seulement 25% en France, contre 90% au Japon ou aux États-Unis. Or, derrière cette mauvaise préparation, il y a des victimes, notamment des personnes vulnérables", conclut le maire de Nice.