Le Parlement a entériné ce mardi la proposition de loi, portée par la députée Renaissance Laure Miller, visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Une réforme à laquelle se préparent déjà les parents et les plus jeunes.
Un texte de loi qui fait la joie des parents, mais moins celle des adolescents. Le Parlement, ce mardi 21 juillet, a adopté ce texte qui interdira les réseaux sociaux aux moins de 15 ans prochainement. Bien qu'elle n'entre en vigueur que le 1er septembre, la réforme voit déjà les familles s'y préparer.
Une aide pour les parents
Comme une mère l'a confié, on sent poindre l'espoir que cette loi puisse aider à éloigner les enfants des réseaux sociaux : "c'est une bonne chose. Ça va les déconnecter un peu, les obliger à sortir puis ça va m'aider, car si j'essaie déjà de regarder ce qu'elle fait, j'ai mis en place le contrôle parental, ce n'est pas suffisant." Elle se demande tout de même s'ils parviendront à "tenir ?" À ses côtés, sa fille de 11 ans est complètement dépitée, mais affirme qu'elle tentera de contourner l'interdit pour continuer d'aller sur les réseaux sociaux.
Pour une autre adolescente, téléphone à la main, l'idée de devoir fermer ses comptes crée déjà un manque. Alors, pour éviter la sentence, elle a préparé le terrain avec ses parents. Ces derniers lui ont ainsi dit qu'elle pourra "peut-être limiter le temps sur les applications", ou bien qu'elle gardera le droit de discuter avec ses copines, mais "seulement sur leur téléphone".
TENTER DE BRAVER L'INTERDIT
Tandis que pour certains, comme Reza, 13 ans il y a la volonté de contester une décision qu'il juge comme une privation de liberté et qui "enlève le plaisir des jeunes".
Conscient des effets néfastes des réseaux sociaux, il tempère sur une loi qui permettra "peut-être un nouvel équilibre sur l'utilisation des réseaux sociaux par certaines personnes, qui ne verront plus d'intérêt à passer autant de temps sur leur écran".
Conscient que le sevrage va être difficile, il aurait préféré que l’interdiction soit remplacée par une meilleure éducation aux réseaux sociaux.