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Blocus des lycées : le gouvernement vise un retour des élèves en classe dès ce mercredi

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, et celui de l'Éducation nationale, Édouard Geffray. [JULIEN DE ROSA / AFP]

Après le blocage de plus de 400 établissements ce lundi, le gouvernement aborde cette journée de mardi, où la mobilisation s'annonce massive à travers la France. Malgré les tensions, l'exécutif prépare déjà l'après, et veut remettre progressivement les élèves en classe dès ce mercredi.

L'après-mobilisation est déjà dans toutes les têtes au gouvernement. Malgré la journée de mobilisation qui s'annonce importante dans les rues, ce mardi 6 octobre, partout en France, Sébastien Lecornu a réuni dans la soirée de lundi Laurent Nuñez, Édouard Geffray et Philippe Baptiste pour faire le point sur la crise et préparer la suite.

Leur priorité désormais : éviter que cette "journée noire" n'ouvre un nouveau cycle de blocages. Ainsi, le ministre de l'Éducation nationale compte sur un retour progressif des élèves en classe. Et ce, dès ce mercredi.

Empêcher l'installation d'une crise durable

"L'objectif c'est que dès mercredi matin les cours reprennent progressivement partout, mais évidemment qu'ils ne reprennent pas comme si de rien n'était. On ne va pas faire comme s'il ne s'était rien passé", a-t-il assuré.

Il annonce que le gouvernement va "demander aux chefs d'établissements, mais sous leur responsabilité et selon les modalités qu'ils choisiront, d'organiser tout simplement une reprise progressive des cours". Celle-ci devra d'abord être "échelonnée avec les personnels" et, dans un second temps, "avec les élèves, pour là aussi objectiver la situation et poser les choses", a-t-il complété.

Parallèlement, le gouvernement veut montrer qu’il traite les causes du malaise. Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’entretiendra dans la journée, en visioconférence, avec les présidents de région pour identifier les travaux urgents dans les lycées et fixer un calendrier.

Dès le 16 octobre, Matignon attend un premier bilan sur les professeurs non remplacés avant de premières décisions d’ici la fin du mois. Tout l’enjeu pour l’exécutif est d’éviter que cette contestation lycéenne ne s’installe et ne se transforme en crise politique durable.