Le gouvernement marche sur une ligne de crête autour du 1er mai. Une proposition de loi prévoit d'autoriser le travail ce jour férié dans certains secteurs. Mais elle passe mal auprès notamment des syndicats qui sont reçus ce lundi soir par le ministre du Travail. Entre volonté d'apaisement affichée et calendrier parlementaire serré, l'exécutif tente d'éviter l'embrasement.
Pas de passage en force sur la question du 1er mai. C'est la promesse de Matignon, selon l'entourage du Premier ministre. Pas question non plus à ce stade de se précipiter pour convoquer la commission mixte paritaire. Cette réunion de sept députés et sept sénateurs qui tranchera l'avenir du texte.
Le Premier ministre promet du dialogue
Une convocation de cette CMP dès ce mardi paraît donc improbable. Sébastien Lecornu veut attendre le résultat de la réunion de ce lundi soir avec les syndicats. Officiellement donc, l'exécutif temporise.
Le Premier ministre promet du dialogue, mais en réalité, le calendrier pousse à accélérer. L'objectif d'autoriser le travail le 1er mai dans certains secteurs : les commerces de bouche de proximité, les boulangeries, les boucheries, les fleuristes, mais aussi les cinémas ou les théâtres.
En coulisses, la pression monte. Gabriel Attal, qui défend le texte, veut aller vite, un moyen aussi de se démarquer à un an de la présidentielle. Mais le terrain est explosif. Le 1er mai reste un symbole social fort.
Les syndicats dénoncent une ligne rouge. Résultat, une stratégie d'équilibriste, avancer sans brusquer pour éviter d'ouvrir un nouveau front social.