Aurélie Filippetti : "À l’Assemblée, quand je suis arrivée, j’avais l’impression qu’on était dans un vestiaire de rugby"

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Chez Anne Roumanoff, l'ancienne ministre de la Culture évoque le sexisme en politique, qu'elle a subi.
ANNE ROUMANOFF, ÇA FAIT DU BIEN

Ancienne ministre de la Culture sous François Hollande entre 2012 et 2014, Aurélie Filippetti s'est peu exprimée au moment de l'affaire Harvey Weinstein et sur le mouvement #MeTooChez Anne Roumanoff vendredi, sur Europe 1, elle évoque le sexisme en politique, alors qu'elle était invitée pour la sortie de son dernier roman, Les idéaux chez Fayard.

"Comme si ces personnes étaient au-dessus des règles de savoir-vivre". Au micro d'Anne Roumanoff, Aurélie Filippetti confirme qu'elle a été victime de réflexion sexiste, lorsqu'elle était femme politique. "À l’Assemblée, quand je suis arrivée, on était 13% de femmes. (...) Parfois, j’avais l’impression qu’on était dans un vestiaire de rugby", déplore-t-elle. Réflexions, remarques, regards : "il se disait des choses dans les couloirs de l’Assemblée et dans l’hémicycle d'une vulgarité et d'une misogynie incroyables", confie l'ancienne ministre de la Culture. "Comme si ces personnes étaient au-dessus des règles de savoir-vivre les plus élémentaires".

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"Je suis profondément attachée à ce combat pour l’égalité". Et Aurélie Filippetti possède malheureusement des anecdotes à ce sujet. Lors de sa première inauguration, alors qu'elle était conseillère générale de la Moselle, par exemple. "On devait poser la première pierre d'une gendarmerie dans ma circonscription. Il y avait une truelle et l'on devait mettre du ciment. Lorsqu'on me donne la truelle, le conseiller général du coin me lance : 'elle va faire ça très bien, car elle a l'habitude de manier la pelle à tarte'", se souvient Aurélie Filippetti. "Ce sont des petites anecdotes mais on en a toutes beaucoup", constate-t-elle avec tristesse. Plus que jamais, même sans mandat politique, elle souligne : "Je suis profondément attachée à ce combat pour l’égalité entre les hommes et les femmes".

Europe 1
Par Guillaume Perrodeau