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Antisémitisme : «Il y a de la part de l'extrême-gauche, une obsession à l'encontre de l'État d'Israël», note Aurore Bergé

La ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes Aurore Bergé était l'invitée de le Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos ce dimanche. Au micro de Jacques Serais, elle assure que "l'extrême-gauche a une obsession à l'encontre de l'Etat d'Israël". 

Plus de deux ans après les attentats du 7-Octobre en Israël, l'antisémitisme reste un sujet majeur pour le gouvernement français. L'an dernier, près de la moitié actes anti-religieux était à caractère antisémite. Un chiffre qui préoccupe Aurore Bergé, ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes et en charge de la lutte contre les discriminations. 

"La France tient le combat face à l'antisémitisme", juge-t-elle sur le plateau du Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos. "Nous allons continuer à aller beaucoup plus loin, puisque nous voulons, face aux nouvelles formes d'antisémitisme, changer la loi. Changer la loi parce qu'on voit bien qu'aujourd'hui, les attaques, elles ont changé de nature, les insultes, les menaces, les intimidations ont changé de nature", note-t-elle. 

Punir l'appel à la destruction d'Israël

Avant d'ajouter : "Il y a de la part de l'extrême-gauche, une obsession à l'encontre de l'Etat d'Israël. Je dis bien à l'encontre de l'État d'Israël, pas du gouvernement israélien", explique Aurore Bergé

"Chacun est libre et sera libre de critiquer comme il le souhaite la politique menée par le gouvernement israélien. Ça n'a rien à voir avec le fait d'appeler à la destruction de l'État d'Israël. D'autant qu'Israël, c'est le seul État refuge au monde pour les juifs. (...) On critique les régimes, et avec raison, mais on n'appelle pas à rayer ces États de la carte. Pourquoi le faire uniquement pour Israël ? C'est ça qu'on veut pouvoir interdire", conclut-elle.