Antilles : le gouvernement repousse au 31 décembre la mise en place de l'obligation vaccinale

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avec AFP , modifié à
Le gouvernement a annoncé vendredi qu'il repoussait la date de mise en œuvre de l'obligation vaccinale pour les soignants aux Antilles au 31 décembre, et proposait un accompagnement individuel pour soutenir son application dans ces îles qui connaissent une grave crise sociale.

Le gouvernement a annoncé vendredi qu'il repoussait la mise en œuvre de l'obligation vaccinale pour les soignants et les pompiers aux Antilles au 31 décembre, et lèvera les suspensions pour ceux qui accepteront un accompagnement individuel, dans ces îles qui connaissent une grave crise sociale.

Des groupes de dialogue mis en place

L'obligation vaccinale devait s'appliquer le 15 novembre dans les Antilles, jour de l'appel à la grève générale en Guadeloupe. Le mouvement a ensuite gagné la Martinique où la contestation a débuté le 22 novembre.

 

En Guadeloupe, où le niveau de vaccination des soignants approche aujourd'hui les 90%, des "groupes d'écoutes et de dialogue" seront mis en place à partir de lundi pour recevoir "individuellement chaque professionnel concerné par une suspension pour non conformité à l'obligation vaccinale", ajoutent les ministres des Outre-mer Sébastien Lecornu et de la Santé Olivier Véran, dans un communiqué commun.

Anticiper la cinquième vague

La date de l'obligation vaccinale est également étendue au 31 décembre en Martinique pour "l'ensemble des soignants, salariés des établissements de santé et médico-sociaux, aides à domicile et pompiers". Après l'intervention d'une médiation au CHU de Martinique, son personnel bénéficiait déjà de ce prolongement à la fin de l'année.

Que ce soit en Guadeloupe ou en Martinique, pour les professionnels qui accepteront cet échange individuel "la suspension de leur rémunération sera levée pendant toute la durée de cet échange". Par contre, ceux qui refuseront "poursuivront leur suspension", ajoute le texte.

Le gouvernement a également rappelé qu'à l'heure où "une cinquième vague semble se dessiner, la protection de la santé de nos concitoyens est une priorité absolue". Or ajoute-t-il, "cette protection passe par la vaccination de tous les professionnels qui soignent, secourent ou accompagnent les Français, et notamment les plus fragiles d'entre eux".