A Lyon, Laurent Wauquiez dénonce des "habitudes terribles de lâcheté et de division"

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Participant à une réunion publique de Sens commun, le patron de la droite républicaine a glissé une pique contre Virginie Calmels et appelé à la fin des divisions au sein de sa famille politique.

La hache de guerre est loin d'être enterrée chez les Républicains. Virginie Calmels, l'ex-numéro deux du parti limogée ce week-end par Laurent Wauquiez, s'est dite "soulagée" lundi  soir sur TF1, pointant la ligne "unique, populiste et identitaire" du patron de LR. À la même heure, l'intéressé participait à Lyon à une réunion publique de Sens commun, le mouvement politique issu de la Manif pour tous. L'occasion pour lui de resserrer les rangs et de tenir sa droite.

"Les petits ego des uns et des autres". En dépit de la petite affluence, l'auditoire, environ 80 personnes, a semblé tout acquis au discours très conservateur, martelé pendant une demi-heure par Laurent Wauquiez : migrants, intégrisme, refus de la PMA. Avec également une pique glissée, sans la nommer, contre Virginie Calmels. "Ce qui nous intéressait, c'était les valeurs, la vision, le projet et pas les petits ego des uns et des autres, parce qu'il y a des habitudes terribles de lâcheté et de division qui ont fait tant de mal à notre famille politique", a-t-il déclaré.

"Travailler en équipe". Le patron des Républicains n'en dira pas plus sur le sujet, fuyant les questions des journalistes à la fin de la réunion. Finalement, c'est Laurence Trochu, la nouvelle présidente de Sens commun, qui justifie à sa place le limogeage de Virginie Calmels : "Quand on est dans un parti politique, on travaille en équipe. À partir du moment où on ne respecte plus les règles, on freine le débat. L'urgence, ça n'est pas de régler des querelles de personnes, mais de proposer un projet pour les Français", a-t-elle fait valoir.

Une ligne que partage Guillaume, un jeune militant LR croisé à la sortie de cette réunion publique : "On peut avoir des divergences, mais je pense que madame Calmels est allée trop loin et Laurent Wauquiez a eu la bonne réaction". Il espère désormais que tout le parti va se ranger derrière son chef.