Parlement européen : Et si Le Pen parvenait (enfin) à avoir un groupe ?

© Reuters
  • Copié
et Isabelle Ory, correspondante à Bruxelles , modifié à
La dissolution du groupe europhobe ouvre de nouvelles perspectives à la présidente du FN, qui veut peser davantage au niveau européen.

L’INFO. Une bonne nouvelle pour Marine Le Pen ? Le groupe europhobe Europe de la Liberté et de la Démocratie directe, formé au Parlement européen et dirigé par le Britannique Nigel Farage (Ukip), a été dissous après la défection de son élue lettonne Iveta Grigule, jeudi. Ce dont la présidente du Front national pourrait tirer avantage, elle qui avait échoué à constituer son groupe en juin dernier. Et donc dit adieu aux avantages que cela représente en terme de moyens et de poids politique.

>> A LIRE AUSSI - Les populistes perdent leur force au Parlement européen

"C’est vrai que cela ouvre des perspectives nouvelles". A l’époque, le Front national avait été rejeté car considéré comme antisémite par les élus britanniques de l'Ukip. Mais, ça c’était avant. Au FN, on a du mal à cacher sa joie. Officiellement, pas question de se réjouir de l’échec de Nigel Farage, chef de file des europhobes anglais. "Mais c’est vrai que cela ouvre des perspectives nouvelles", reconnait un proche de Marine Le Pen. "Si on peut faire un jour un groupe, afin de mieux permettre la défense de nos idées, tant mieux", a estimé le vice-président du FN Florian Philippot, interrogé par leJDD.fr.

ECHEC - Marine Le Pen ne forme pas de groupe au Parlement européen

Opération séduction. Le leader de l’Ukip avait séduit deux élus de l’extrême-droite suédoise et deux Lituaniens. Des élus que le FN avait également approché, mais sans résultat. Là, "il va y avoir des rencontres très vite", promet-on déjà du côté du FN, à qui il manque seulement deux nationalités pour constituer son groupe, Marine Le Pen ayant déjà des alliés venus de quatre pays. Et l’optimisme est de mise. Car si ces quatre députés refusent la main tendue du parti d’extrême-droite français, ils seront alors non-inscrits, ce qui veut dire moins d’argent et de personnel. "C’est trop tôt" pour trancher, assurent-ils pour le moment. Les manœuvres de séduction vont aller bon train dans les coulisses du Parlement européen.

TOURNER LE DOS - Les eurosceptiques se font remarquer au Parlement européen