Chevènement compare l'affaire DSK à Dreyfus

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Le président d'honneur du MRC (Mouvement républicain et citoyen) Jean-Pierre Chevènement "n'exclut aucune hypothèse" dans l'affaire visant Dominique Strauss-Kahn, en soulignant que "c'est comme ça qu'a commencé l'affaire Dreyfus" "Il faut défendre la présomption d'innocence", a-t-il déclaré dans l'émission "Parlons en", diffusée dimanche sur LCP et disponible dès jeudi sur son site internet. "Le système accusatoire américain, c'est-à-dire l'alimentation de la presse, des médias, par la police de façon à faire plier l'accusé me paraît quelque chose qu'il ne faut surtout pas transposer à la France, comme Nicolas Sarkozy en avait manifesté l'intention quand il a proposé la suppression du juge d'instruction", a dit le sénateur du Territoire-de-Belfort.

"Je n'exclus aucune hypothèse. On peut très bien soudoyer une personne, je connais l'existence d'officines louches. Je sais que ça existe", a lancé l'ancien ministre de l'Intérieur, qui "n'exclut pas" l'hypothèse d'une machination. Jean-Pierre Chevènement "ne dit pas cette jeune femme n'a pas aussi subi des traitements inacceptables, s'ils étaient avérés. C'est aussi une possibilité. On peut aussi réserver d'autres hypothèses qui relèvent de la pathologie". "Mais dans le moment présent, il faut avoir un principe clair", à savoir la défense de la présomption d'innocence. "C'est comme ça qu'a commencé l'affaire Dreyfus, je vous rappelle ! Au départ, presque tout le monde le condamnait et il a fallu de longues années pour qu'il soit innocenté".