De nouvelles discussions explosives sont attendues ce mardi à l'Assemblée nationale. Les députés se penchent sur le projet de loi de simplification de la vie économique qui prévoit la suppression des zones à faible émission. À cela s'ajoute la hausse des prix du carburant. Les crises s'accumulent soudainement pour le gouvernement.
L'exécutif a reculé sur l'élargissement du travail le 1er-Mai, mais jusqu'où ? Le texte pour autoriser certains commerces à faire travailler des salariés est reporté sine die face à la pression des syndicats et de la gauche.
Résultat, le seul jour férié obligatoirement chômé reste intouchable. Et la gronde se fait entendre dans les rangs macronistes. De nombreux députés Renaissance dénoncent le manque de courage du gouvernement.
Le gouvernement tente de sauver ce qu'il peut
Dans ce contexte, les ZFE, ces zones censées lutter contre la pollution, accusées d'exclure les plus modestes, arrivent ce mardi dans l'hémicycle. La droite et le Rassemblement national veulent supprimer cette mesure phare de la politique environnementale d'Emmanuel Macron.
Le gouvernement tente de sauver ce qu'il peut en assouplissant, en aménageant. Et pendant ce temps, le carburant repart à la hausse avec les tensions au Moyen-Orient et le détroit d'Ormuz. À la pompe, les prix remontent et la colère aussi.
Trois fronts en même temps avec toujours la même méthode : temporiser, reculer, désamorcer. À moins de trois semaines du 1er-Mai, le risque est clair : voir toutes les colères converger. Le macronisme voulait tenir, aujourd'hui, il encaisse.