Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

17 octobre : Yaël Braun-Pivet va proposer une commission d'enquête parlementaire sur les violences et la stratégie de maintien de l'ordre

[Amaury Cornu / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Suite au chaos qui a régné dans plusieurs grandes villes en France en marge de la mobilisation contre la vie chère, Yaël Braun-Pivet proposera ce mardi la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les violences et pillages. 

La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet (Renaissance) va proposer mardi la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les violences et pillages commis en marge des manifestations du 17 octobre, qui doit aussi porter sur la stratégie de maintien de l'ordre, remise en cause par les oppositions et certains maires.

La titulaire du perchoir a annoncé dans un communiqué qu'elle proposerait la création de cette instance en conférence des présidents de l'Assemblée mardi matin, "pour faire la lumière sur ces débordements, les méthodes des groupuscules violents", mais aussi "la stratégie de maintien de l'ordre" et ses "éventuels dysfonctionnements".

"Nous condamnons avec la plus grande fermeté les violences, pillages et incendies volontaires"

Les pouvoirs d'une commission d'enquête comprennent notamment des convocations avec obligation pour la personne de l'honorer, des pouvoirs d'investigation pour obtenir des documents, et la possibilité de conduire des auditions sous serment. Au Sénat ce sont les membres du groupe socialiste qui ont appelé dimanche dans un communiqué à la création d'une telle instance à la chambre haute.

Le groupe socialiste demande à prolonger une "mission d'information" déjà lancée "sur le maintien de l'ordre, dont les conclusions sont attendues" lundi, "afin qu'elle puisse intégrer l'analyse" de la journée du 17 octobre, "entendre les responsables concernés et formuler des recommandations".

"Nous condamnons avec la plus grande fermeté les violences, pillages et incendies volontaires commis en marge des mobilisations", écrivent les sénateurs du principal groupe d'opposition, mais "ces violences ne sauraient toutefois exonérer le ministère de l'Intérieur de ses responsabilités", estiment-ils.

"Les défaillances dans l'anticipation des troubles, l'insuffisance des moyens humains et l'efficacité de la doctrine de maintien de l'ordre doivent être examinées avec rigueur et sans complaisance", concluent les parlementaires socialistes, qui demandent également au gouvernement d'organiser un "débat" au Parlement, "consacré au bilan des mobilisations du 17 octobre".