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Violences urbaines : en déplacement à Marseille, Gérald Darmanin affirme que le taux de poursuite est «extrêmement élevé»

Thibaud MORITZ / AFP [Thibaud MORITZ / AFP]

Après la visite du ministre de l'Intérieur, la cité phocéenne reçoit Gérald Darmanin, ce mercredi 21 octobre. Le garde des Sceaux est venu dresser le bilan des suites judiciaires et notamment des comparutions immédiates suite aux violences urbaines survenues le week-end du 17 et 18 octobre.

Gérald Darmanin est en déplacement à Marseille ce mercredi, très touchée par la casse et les pillages en marge de la mobilisation du 17 octobre. 101 personnes, dont 27 mineurs, ont été interpellées dans le cadre de ces violences. Pour contenir d'éventuels débordements, un couvre-feux a été instauré dans l'hyper-centre depuis 22h00 mardi et au moins jusqu'à vendredi inclus.

Le ministre de la Justice a d'abord remercié les magistrats pour leur engagement, leurs résultats sur les poursuites après ces émeutes. Depuis lundi, les comparutions immédiates s'enchaînent dans tout le pays, avec un premier bilan livré par le ministre. 

"Beaucoup de reconnaissance de culpabilité"

"Sur les 2.500 gardes à vue, il y a 917 personnes qui sont déférées avec poursuite, c'est-à-dire qui sont sorties de leur bureau de garde à vue, amenées par les policiers ou par les gendarmes dans les tribunaux pour être jugées en comparution immédiate. C'est un chiffre tout à fait impressionnant. Le taux de poursuite est extrêmement important", annonce Gérald Darmanin. 

Les profils des personnes poursuivies sont extrêmement variés, rapporte le Garde des Sceaux : "Des gens qui ont un casier judiciaire et des gens qui n'en ont pas. Il y a beaucoup de gens qui n'ont aucun casier judiciaire, qui ont été retrouvés à piller ou à revendre des objets sur Internet, avec beaucoup de reconnaissance de culpabilité. Mais en même temps, ce que m'ont dit les magistrats du siège que j'ai entendus, ils reconnaissent qu'ils ont des portables, des chaussures, des vêtements, mais ils ne voient pas le problème".

Pour que l'exécution des peines se fasse le plus rapidement possible, Gérald Darmanin a aussi annoncé la création d'un circuit judiciaire dédié pour ces dossiers.