Après plusieurs journées marquées par des tensions et des violences dans certains cortèges, les forces de l’ordre adaptent leur dispositif pour tenter de reprendre le contrôle. Réorganisation des effectifs, recours à la vidéosurveillance et fermeture des lycées : les policiers multiplient les moyens pour éviter de nouveaux débordements.
Si des tensions ont émaillé plusieurs cortèges, à Lyon comme à Toulouse, l’acte III a été, à l’inverse, davantage maîtrisé dans des villes comme Marseille, où aucun incident n’a été signalé. Entre réorganisation des services et utilisation des caméras de vidéosurveillance, les forces de l’ordre font tout pour reprendre le contrôle.
"On a été pris de vitesse, on ne pensait pas que le mouvement partirait si vite", confient hors micro des policiers, qui font tout pour reprendre le contrôle cette semaine, notamment grâce à la vidéosurveillance.
"Sur toutes les grosses affaires, on a réussi à interpeller très rapidement les auteurs et très souvent grâce aux caméras de vidéoprotection, on a pu le voir avec cette affaire de la jeune femme qui a été brûlée au visage par ce gamin de 15 ans, c’est grâce aux caméras de vidéoprotection. Donc franchement, pour les maires qui s’opposent à ça, c’est qu’ils n’ont vraiment plus rien compris à la société actuelle", indique Rudy Manna, porte-parole d’Unsa Police.
"On fait les fonds de tiroir"
Et sur le terrain, toute l’organisation a été revue pour faire le nombre. "On va chercher dans les fonds de tiroir, les fonds de bureau, on va chercher certains collègues pour pouvoir couvrir la présence policière au maximum sur le terrain. On a même des collègues mobilisés qui sont au départ dans les bureaux, qui ne sont pas prévus pour faire du maintien de l’ordre ou pour gérer des violences urbaines", indique Sébastien Greneron, du syndicat Alliance.
Les forces de l’ordre sont également bien aidées par la fermeture des lycées. "Les établissements ont été proactifs. S’il y a moins de monde, les casseurs ne peuvent pas se noyer dans la masse des lycéens", reconnaît le référent Un1té à Marseille, Eddy Sid. Ces policiers espèrent désormais une réponse ferme de la justice.