Un homme est mort et cinq personnes ont été blessées par arme à feu vendredi dans les Yvelines. Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête et le principal suspect a été placé en garde à vue.
Un homme est mort et cinq personnes, dont une fille âgée de 12 ans, ont été blessées par arme à feu vendredi 23 octobre à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines. Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert une enquête, notamment pour assassinat et tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste. Le principal suspect, interpellé à Coignières, a été placé en garde à vue.
De son côté, Emmanuel Macron s'est rendu vendredi en fin d'après-midi à Trappes (Yvelines). Le chef de l'Etat Macron dénonce un "attentat" commis "sur la base d'une idéologie raciste". Il évoque également "un tournant", invite à ne "rien céder" et à ne pas "baisser la tête" face aux "idées qui s'installent". Europe 1 fait le point sur ce qu'il faut savoir.
Une série de tirs dans deux communes des Yvelines
Les faits se sont déroulés vendredi 23 octobre, à partir de 10 heures. Selon le communiqué du PNAT, un individu a ouvert le feu depuis une Renault Clio, au 34, avenue Hector-Berlioz à Trappes, en direction d'un véhicule stationné dans lequel se trouvaient une mère et sa fille.
Il a ensuite tiré sur la façade de la maison de santé située rue Gérard-Philipe, sans faire de blessé à cet endroit. Square Louis-Pergaud, toujours à Trappes, il a tiré en direction d'un homme, qu'il a mortellement blessé.
Le suspect a ensuite ouvert le feu au niveau d'une station-service Esso, boulevard Martin-Luther-King, blessant deux personnes. Il a poursuivi sa route jusqu'à la pharmacie du Bois de l'Étang, rue Émile-Dureuil, à La Verrière, où deux personnes ont été blessées par arme à feu. Une dernière personne a été blessée au 11, rue Marcel-Rivière, dans la même commune. Le parquet précise que la chronologie exacte de ces faits doit encore être clarifiée par les investigations à venir.
Le suspect interpellé à Coignières
L'homme a été interpellé à 10h20 à hauteur du restaurant Home Burger, à Coignières, toujours dans les Yvelines. Identifié comme Kévin T., né en 1987, il a immédiatement été placé en garde à vue.
Selon le PNAT, son casier judiciaire porte la trace de quatre condamnations réhabilitées de plein droit. Lors de la fouille de sa Renault Clio, les enquêteurs ont découvert un pistolet mitrailleur de type Sten ainsi qu'une bombe lacrymogène.
À 18h30, le suspect n'avait pas encore été entendu par les enquêteurs, sa présence étant nécessaire pour la perquisition de son domicile, toujours en cours à cette heure-là. Une autre personne appartenant à son entourage familial direct a également été placée en garde à vue dans l'après-midi.
Trois bouteilles de gaz découvertes au domicile du suspect
La perquisition au domicile du principal suspect a permis de mettre en évidence un dispositif de piégeage de son appartement, "composé de trois bouteilles de gaz et de fils électriques connectés à un minuteur", selon le parquet national antiterroriste.
Une enquête ouverte pour plusieurs infractions terroristes
Le PNAT a ouvert une enquête pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste et tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis en raison de l'appartenance réelle ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée.
Selon le communiqué, les investigations portent également sur la détention d'une arme de catégorie A en relation avec une entreprise terroriste et sur une association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes contre les personnes.
L'enquête de flagrance a été confiée à la sous-direction antiterroriste (SDAT), en tant que service coordinateur, à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), à la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ), aux six directions zonales de la police nationale (DZPN) et à la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) de Versailles.
Un mort et cinq blessés
Le bilan communiqué par le PNAT fait état d'un homme décédé, né en 2000 et de nationalité française, ainsi que de cinq personnes blessées prises en charge par les secours. Au moment du communiqué, leur état de santé n'était pas stabilisé.
Plusieurs personnes situées à proximité immédiate des coups de feu ont également été particulièrement choquées. L'association locale France Victimes 78 a été saisie pour leur apporter aide et soutien. Une cellule d'urgence médico-psychologique a par ailleurs été ouverte par la préfecture des Yvelines.
Le parquet a indiqué que des précisions complémentaires seraient communiquées à l'issue de la garde à vue du principal suspect, qui peut durer jusqu'à 96 heures.