Six hommes sont présentés samedi à la justice dans une information judiciaire ouverte sur des soupçons de projet d'attaque visant une synagogue à Sarcelles, ville au nord de Paris où vit une importante communauté juive, a annoncé le parquet national antiterroriste.
"Soupçonnés d'avoir participé au convoyage du véhicule découvert le 11 juillet 2026 à Sarcelles", six hommes sont présentés ce samedi à la justice. Dans le véhicule, les enquêteurs ont découvert des armes à l'intérieur telles qu'un fusil mitrailleur, ou "d'avoir participé à la fourniture ou à la livraison des armes", a précisé le Pnat dans un communiqué.
L'avancée des investigations, au tout début de l'information judiciaire ouverte samedi, n'établit pas, "à ce stade", "leur connaissance du projet terroriste", a précisé le ministère public. Le Pnat a requis leur mise en examen et leur placement en détention provisoire.
Une enquête antiterroriste a ensuite été ouverte
L'affaire a démarré avec une information parvenue à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) sur une "possible attaque islamiste visant une synagogue de Sarcelles", où vit une importante communauté juive.
Ces informations ont mené à la découverte par la police du Val-d'Oise du véhicule signalé, "stationné à proximité immédiate" d'un cinéma "et à 500 mètres d'une synagogue de la ville", avait expliqué le Pnat dans un précédent communiqué.
Une enquête antiterroriste a ensuite été ouverte. Le 21 juillet 2026, huit hommes, âgés de 22 à 40 ans, ont été interpellés en région parisienne, indique samedi le Pnat. Un autre homme de 23 ans, "détenu dans le cadre d'une procédure distincte", a aussi été extrait de cellule.
À l'issue de leurs interrogatoires, trois d'entre eux ont vu leur garde à vue levée sans poursuite à ce stade, tandis que six autres sont présentés samedi à un juge d'instruction antiterroriste. Outre ces suspects, les investigations se poursuivent, notamment pour identifier "des commanditaires de la livraison du véhicule Toyota et de précision du projet d'action violente dénoncé", souligne le Pnat.