Sébastien Lecornu sur les traces d'Édouard Philippe à Mayotte. Le Premier ministre est arrivé sur l'île ce mercredi pour une visite de deux jours. Logement, accès aux soins, immigration, réparation avec le cyclone Chido, mais aussi sécurité et délinquance. Car, trois ans après l'opération Wuambushu, le bilan est mitigé.
Une semaine après le passage d'Édouard Philippe, candidat à la présidentielle, à Mayotte, Sébastien Lecornu est arrivé sur l'île pour évoquer plus sujets comme le logement, l'accès aux soins ainsi que la sécurité et la délinquance. Trois ans après l'opération Wuambushu, il est vrai que des moyens ont bien été envoyés sur l'île.
Trois fois plus de tentatives d'homicides qu'ailleurs en France
Des renforts permanents de forces mobiles, davantage de policiers et de gendarmes dans les rues et notamment sur les axes routiers. Tout cela a permis de faire baisser les vols avec arme : -28% l'année dernière. C'était l'un des fléaux de Mayotte avec des bandes armées qui tendaient des guet-apens aux conducteurs qui se rendaient au travail.
En revanche, les cambriolages ont explosé, +27% en un an, tout comme les vols de véhicules (+17%). Signe que la délinquance d'appropriation n'a pas vraiment reflué à Mayotte, qui reste dans le paysage criminel français, le département de tous les superlatifs, avec par exemple, trois fois plus de tentatives d'homicides qu'ailleurs en France.
Autre sujet d'inquiétude pour Mayotte, l'augmentation très nette des trafics de stupéfiants qui ont doublé en six ans. Signe de l'installation sur place de réseaux criminels qui voient dans le canal du Mozambique, un carrefour stratégique entre l'Asie et l'Afrique pour l'acheminement des drogues de synthèse, notamment la méthamphétamine.