Neuf suspects, tous adolescents, ont été interpellés et placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur le saccage de la mairie de Fresnes (Val-de-Marne) survenue vendredi soir.
L'enquête sur le saccage de la mairie de Fresnes (Val-de-Marne), survenue vendredi soir avance. La sûreté territoriale a procédé ce mardi matin à l'interpellation de neuf suspects, tous mineurs. Ils ont été placés en garde à vue des chefs de destruction par moyen dangereux en bande organisée, vol en bande organisée et dégradation du bien d’autrui aggravé par deux circonstances.
Vendredi soir, aux alentours de 22h, plusieurs individus cagoulés avaient dégradé la mairie de cette commune du Val-de-Marne, une semaine seulement après le second tour des élections municipales. Un scrutin déjà émaillé de plusieurs incidents et violences perpétrées contre d'anciens élus battus dans les urnes.
"Une vengeance d'individus qui refusent le résultat des urnes"
Selon les autorités locales, un groupe d'une vingtaine d'individus aux visages masqués est arrivé devant la mairie, avant de viser le bâtiment administratif aux tirs de mortiers. Le groupe a ensuite dégradé la devanture de l'édifice avant de s'introduire à l'intérieur et de saccager plusieurs pièces. Les devantures d'une auto-école ainsi que d'une banque situées tout près ont été également dégradées.
À droite, on s'insurge contre ce nouvel épisode de violence ciblant des élus, Bruno Retailleau, patron des LR, appelant même à une "révolution pénale". "Comment ne pas voir dans cette attaque un aspect politique ?", renchérit le vice-président du parti, Julien Aubert tandis que Jordan Bardella dénonce lui "une vengeance d'individus qui refusent le résultat des urnes".