Ce dimanche, une jeune gardienne de la paix a été frappée et traînée sur une centaine de mètres par un chauffard, à Argenteuil, près de Paris. Quelques jours après les faits, ses collègues exigent des sanctions pour le chauffeur qui a été interpellé.
C'est un nouveau refus d'obtempérer qui aurait pu virer au drame. Près d'Argenteuil (Val-d'Oise), dimanche dernier, une jeune policière de 22 ans a été frappée puis traînée sur une centaine de mètres par un véhicule en fuite. Un nouveau traumatisme pour de nombreux policiers victimes de ces actes, en hausse de 11% sur un an.
Quelques jours après les faits, les agents sont toujours sous le choc. "On se sent touché par la situation parce que c'est arrivé à notre collège. Ça pourrait se reproduire ce soir, ou dans une heure, avec n'importe qui d'autre", confie Anthony Quenette, délégué du syndicat Un1té.
"Elle est choquée"
La policière victime venait tout juste d'obtenir son concours de gardien de la paix et attend de pouvoir entrer en école. Aujourd'hui, la jeune femme ne présente aucune blessure physique, mais elle est traumatisée par cet événement.
"Elle est choquée de l’intervention, on parle quand même d’une tentative d’homicide. La policière a risqué sa vie indirectement. Le matin, elle s'est levée pour aller travailler, et à aucun moment elle ne s'est dit qu'une telle chose allait pouvoir lui arriver et qu'elle aurait pu perdre la vie", poursuit le représentant syndical.
Ses collègues n'ont d'ailleurs qu'un seul mot à la bouche : la "colère". "On a l'impression que les refus d'obtempérer se banalisent. Personne ne s'attend à ce genre de situation, même si nous sommes formés, nous n'espérons pas forcément les vivre", conclut-il.
Désormais, tous attendent des sanctions à la hauteur des faits commis contre le chauffard, qui a été interpellé.