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Professeure poignardée à Sanary-sur-Mer : l'élève a «prémédité» son geste et avait «trop de haine», selon le parquet

L'agression s'est produite au collège La Guicharde de Sanary-sur-Mer. [Miguel MEDINA / AFP]

L'élève de 14 ans qui a poignardé à plusieurs reprises sa professeure d'arts plastiques dans un collège de Sanary-sur-Mer a "prémédité" son geste et avait "trop de haine" à l'égard de l'enseignante, indique le parquet mercredi, au lendemain des faits. L'état de santé de la professeure est "toujours préoccupant", d'après le procureur de Toulon.

Une professeure de 60 ans du collège La Guicharde de Sanary-sur-Mer, dans le Var, a été victime mardi de plusieurs coups de couteau, portés en classe par un élève de 14 ans. Ce dernier a été interpellé dans la foulée, et selon le parquet, l'adolescent a reconnu avoir "prémédité" son geste et a affirmé qu'il avait "trop de haine" à l'égard de la professeure d'arts plastiques.

L'état de santé de la professeure "toujours préoccupant"

En garde à vue, le collégien a indiqué aux enquêteurs "que le matin des faits, il avait pris le couteau dans la cuisine de son domicile avec l'intention de poignarder sa professeure. Il expliquait qu'il fallait qu'il le fasse, parce qu'il avait 'trop de haine'", relate ce mercredi dans un communiqué le procureur de Toulon, Raphaël Balland.

Ce dernier souligne que l'état de santé de la victime de 60 ans est "toujours préoccupant". L'enseignante a subi une "première intervention chirurgicale" mardi à l'hôpital Sainte-Anne de Toulon.

Un adolescent adepte des jeux vidéo

La haine du garçon de 14 ans s'est transformée en "une grosse haine" envers lui-même, poursuit le procureur. Après l'agression, le collégien a expliqué aux enquêteurs avoir "pleuré toutes les larmes de son corps", se portant des coups.

D'après les premiers éléments de l'enquête sur le profil de l'élève, celui-ci apparait comme un adepte des jeux vidéo qu'il dit consommer "pas plus d'une à deux heures par jour". Il a dans sa chambre plusieurs armes blanches car il trouve cela "stylé". Les enquêteurs avaient écarté le motif religieux ou politique dès mardi.

L'adolescent a une nouvelle fois assuré en garde à vue qu'il n'avait jamais été victime de violences de la part de ses parents. Son collège avait effectué un signalement en mars 2025 après des suspicions de violences commises par les parents sur sa jeune soeur. L'enquête avait été classée sans suite mais une mesure d'assistance éducative avait été ordonnée en septembre.