À Roche-la-Molière, près de Saint-Étienne, des tags faisant la promotion d'un contact pour commander de la drogue en ligne ont été découverts sur les murs du centre-ville, notamment sur l’enceinte du château médiéval. La mairie a porté plainte.
"Ici bonne fumette, 7 jours sur 7". À Roche-la-Molière, dans la Loire, près de Saint-Étienne, des inscriptions à la bombe ont provoqué la colère des habitants et de la municipalité. Ces tags, accompagnés du dessin d’un joint, d’un plant de cannabis et d’un contact Snapchat, font la promotion d’un service de vente de drogue en ligne.
Plusieurs murs du centre-ville ont été visés, jusqu’à l’enceinte du château médiéval de la commune, un édifice du XIIe siècle récemment rénové et considéré comme l’un des symboles de la ville. Une dégradation jugée "inadmissible" par de nombreux riverains. "C’est une honte. On n’a pas à vendre de la drogue comme ça sur la place publique", s’indigne Martine, une habitante.
"Des gens s’amusent à dégrader le bien public"
"En plus, c’est très laid. C’est un très bel endroit, un château magnifique, et des gens s’amusent à dégrader le bien public", a ajouté Martine au micro d'Europe 1. Même stupeur chez Christophe, autre habitant de Roche-la-Molière. "Je pensais qu’on ne voyait ce genre de choses que dans les grandes banlieues lyonnaises, marseillaises ou parisiennes. Mais non, chez nous aussi. C’est vraiment pas bien", regrette-t-il.
Le maire de la commune, Éric Berlivet, ne cache pas non plus sa colère. "C’est un sentiment de dégoût. Roche-la-Molière, c’est une ville de 10.000 habitants, tranquille, où tout se passe bien. Et là, un individu veut transposer des codes que l’on retrouve parfois dans certains halls d’immeubles à un lieu médiéval et paisible. C’est hallucinant, ça met les nerfs", dénonce l’édile.
Selon la mairie, la remise en état des murs pourrait coûter près de 20.000 euros. Éric Berlivet a déposé plainte et entend bien faire payer la facture à l’auteur des tags. Pour l’heure, le suspect n’a pas encore été interpellé.